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L'italie, terre de passage pour les footballeurs étrangers

La présence des joueurs étrangers en Serie A italienne atteint désormais 69%, un chiffre inégalé dans les autres ligues européennes. Pourtant, l'Italie n'est pas le premier choix des clubs pour recruter de nouveaux talents.

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La 'stanza di compensazione' freine les transferts italiens

La raison est liée à la 'stanza di compensazione', un dispositif de garantie financière mis en place par la FIGC pour assurer les équilibres des clubs. Les clubs italiens doivent fournir des garanties bancaires ou d'assurance pour leurs dettes de transfert, ce qui augmente considérablement les coûts. Ces frais sont souvent anormalement élevés, et les banques exigent parfois des garanties équivalentes à 100% du montant du transfert.

Cette complexité du système italien pousse les clubs à privilégier les transferts avec des équipes étrangères, où les termes de paiement sont plus flexibles.

En effet, d'après les données de Transfermarkt, 108 des 176 transferts définitifs réalisés en Serie A cette saison proviennent d'équipes étrangères, contre seulement 68 issus de clubs italiens. Les clubs italiens sont même parmi les plus généreux en termes de transferts internationaux, derrière seuls les anglais, selon la FIFA.

Face à cette situation, le président de la Ligue Calcio Serie A, Ezio Simonelli, a proposé de créer un système de garantie collective pour rendre les transferts nationaux plus compétitifs.

Il s'agit là d'une opportunité pour les clubs italiens d'améliorer leur positionnement et de valoriser leur patrimoine de joueurs, ce qui pourrait générer des revenus supplémentaires.

Les propriétaires étrangers des clubs italiens, qui sont désormais majoritaires, doivent comprendre l'intérêt de favoriser le marché intérieur. Cela pourrait également aider la sélection nationale italienne, qui a besoin d'un écosystème plus compétitif pour prospérer.