Leclerc : l'amour de la ferrari et les souvenirs de son père
Charles Leclerc, pilote emblématique de Ferrari, a révélé des anecdotes touchantes lors d’un podcast avec Gianluca Gazzoli, dévoilant une passion viscérale pour l’écurie italienne et un lien indéfectible avec son père, Hervé.
Des débuts en kart et une fausse maladie pour une journée inoubliable
L’histoire commence dans les circuits de kart, où, à l’âge de trois ans et demi, le jeune Charles, réfractaire à l’idée d’aller à l’école, imagina qu’il était malade pour échapper à son destin. C’est ainsi qu’il se retrouva, à la surprise de tous, sur le circuit de la famille Bianchi, géré par le père de Jules Bianchi, son ami et mentor.
Ce premier tour, effectué à toute vitesse, le lia pour toujours à la famille de Bianchi, un souvenir marquant qui illustre l’enfance passionnée du pilote monégasque. Cette journée, il ne se sentit plus malade, et continua à piloter, terminant avec l’arrivée de la benzine.

Un secret révélé pour apaiser son père
Des années plus tard, alors que la maladie emportait son père, Charles lui avoua avoir déjà signé avec Ferrari, une vérité qu’il lui disait pour lui apporter un peu de réconfort. « Je savais que c’étaient ses derniers jours, » confie Leclerc, « alors je lui disais que j'avais déjà signé avec la Rossa. C'était un mensonge, mais c'était important pour lui. » Une preuve de l’amour profond qui les unissait.
Moments de gloire et émotions intenses
Leclerc évoque des moments clés de sa carrière, notamment sa victoire à Monza en 2019, une course où la pression de l’Italie était palpable. « J’avais du mal à me concentrer, » raconte-t-il, « l’ambiance à Monza est toujours particulière, on sent toute l’Italie qui pousse pour la Scuderia. » Il se souvient également de son succès à Monaco en 2024, où il a pu revivre l’expérience de son enfance, en attendant l’autobus sur la grille de départ. « C’était un rêve qui se réalise, je suis sûr que papa et Jules le regardent depuis le ciel. »

Au-delà du talent, l'importance de l'esprit
Leclerc insiste sur un aspect crucial de sa réussite : l’importance de l’état d’esprit. « Quand nous, 22 pilotes, sommes à notre meilleur, il n’y a pas de différence de performance, » explique-t-il. « Ce qui fait la différence, c’est l’état d’esprit. Accorder les émotions lors d’un tour en Q3, ou d’une course, ou pendant un dépassement sous pression… c’est ce qui compte vraiment. » Il évoque son expérience au centre de préparation mentale de Viareggio, où il a appris à maîtriser ses émotions grâce à une bande sur le front qui l’informait de son niveau de concentration. « J’ai commencé à prendre soin de cet aspect de ma carrière très jeune, et cela m’a été d’une aide précieuse. »

Un message final, porteur d'émotion
Enfin, Leclerc souligne l’importance de la mémoire et de l’émotion dans sa quête de victoire. « Je veux continuer à leur rendre hommage, à faire sourire papa et Jules, » conclut-il avec émotion. « Et si j’avais eu peur ce jour-là, lors de mon mariage, je n’aurais jamais pu le faire. »