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Morricone, jeune homme, couvrait l'omi pour la gazzetta!

En pleine année 1978, alors que le monde retenait son souffle pour la Coupe du Monde en Argentine et que Morricone s'apprêtait à signer l'hymne, une anecdote inattendue refait surface : le maestro, étudiant en composition à Santa Cecilia, collaborait déjà avec l'édition romaine de La Gazzetta dello Sport. Une collaboration improbable, révélée par un entretien téléphonique retrouvé entre Mario Pennacchia, alors rédacteur en chef, et le jeune Morricone.

Un début modeste : le futsal de l

Un début modeste : le futsal de l'omi

Loin des grandes salles de concert, Morricone se retrouvait à suivre les matchs de l'Omi, l'équipe de football de l'Ottico Meccanica Italiana, une entreprise romaine spécialisée dans les appareils photographiques pour l'aéronautique militaire. Une mission payée 800 lires l'article, comme le révèle l'échange téléphonique. Mais ce qui rend la situation encore plus surprenante, c'est que, vingt ans plus tard, Agostino Di Bartolomei, futur capitaine emblématique de la Roma, allait débuter sa carrière dans cette même équipe.

L'entretien révèle un Morricone familier, voire taquin, qui reproche à Pennacchia d'avoir oublié leurs collaborations passées. “Nun me richiama’ maestro, sennò riattacco!”, s'exclame-t-il, refusant toute forme de familiarité protocolaire. Il se présentait alors comme un simple supporter, “Ennio, habitant Trastevere et romaniste de Testaccio”.

La Gazzetta dello Sport célèbre ainsi ses 130 ans d'histoire, une histoire qui, il faut le souligner, a croisé celle de l'un des plus grands compositeurs de tous les temps. Malheureusement, les articles de Morricone sur l’Omi sont aujourd'hui perdus, emportés par le temps. Un trésor caché que les descendants du maestro pourraient-ils dénicher ?

Cette anecdote, bien que mineure dans l'ensemble de la carrière de Morricone, illustre parfaitement son parcours atypique, celui d'un artiste aux multiples facettes, capable de jongler entre la composition de bandes originales de films légendaires et le reportage sportif pour un quotidien italien. Une preuve que même les génies créatifs ont commencé quelque part, parfois dans des circonstances inattendues.