Fersino, l'ombre de de gennaro : une succession à la hauteur en finale ?
Milán s'est enflammée, mais le véritable duel de ce Final Four réside dans le Palaverde : Eleonora Fersino, la jeune libéro de Conegliano, est-elle prête à prendre les rênes de la Nazionale après le retrait de Monica De Gennaro ? La réponse pourrait bien se dessiner lors de la finale contre Milano, un match qui promet d'être riche en émotions.
Une ascension fulgurante
À seulement 23 ans, Eleonora Fersino a connu une progression fulgurante. Après un passage remarqué à l'Imoco Volley, où elle a côtoyé la légende Moki, elle a rejoint Conegliano et s'est rapidement imposée comme une joueuse clé. Sa contribution, notamment après les départs de Orro et Sylla, a été déterminante dans la marche de l'équipe vers la finale. Le 3-1 infligé à Scandicci en demi-finale en est la preuve tangible, témoignant d'une mentalité et d'une croissance collectives impressionnantes.
Fersino avoue un lien particulier avec cette finale : « C'est un jeu du destin. Jouer sur ce terrain, devant ma famille et mes amis, est un sentiment indescriptible. J'ai demandé 47 places ! » Un véritable secteur Fersino se préparera à encourager la jeune libéro, consciente que la route vers le titre a été semée d'embûches : « Nous sommes devenues une autre équipe, au niveau mental. Les déconvenues en Champions League nous ont permis de rebondir et d'être prêtes pour ce moment crucial. »

L'héritage d'une légende
L'ombre de Monica De Gennaro plane inévitablement sur Fersino. La libéro de la Nazionale, considérée comme la meilleure au monde dans son rôle, a laissé un héritage immense. Mais Fersino ne se laisse pas intimider : « Il est erroné de nous comparer. Moki est une autre chose. Je dois encore progresser, donner tout ce que j'ai. J'aurai la chance de le faire au sein d'un groupe exceptionnel en Nazionale. »
Elle confie avoir été marquée par l'exemple de De Gennaro, admirant sa quête de perfection : « Elle restait une heure de plus à l'entraînement, recommençant encore et encore les exercices jusqu'à la perfection. C'est ça qui fait la différence. » Un témoignage poignant qui révèle l'engagement et la rigueur nécessaires pour atteindre le sommet.
L'exclusion de l'équipe nationale olympique en 2024 a été un coup dur, mais Fersino a su rebondir : « J'ai pris du recul, mais cet épisode m'a permis de grandir et de rester fidèle à moi-même. » Une expérience formatrice qui la rend encore plus déterminée à réussir.
Aujourd'hui, Eleonora Fersino est une joueuse mature, consciente de ses forces et de ses faiblesses. Amoureuse de la volley-ball, mais aussi des plaisirs simples de la vie : le chien Mia, les matchs de football avec son petit ami (même si elle est juventina et lui, milaniste), et la NBA, où elle admire le talent de Doncic. « J'aime les joueurs expressifs, mais moi, je préfère la concrétisation sur le terrain. Ma force réside dans ma lecture du jeu, une qualité indispensable au poste de libero. »
Alors, Fersino est-elle prête à relever le défi ? La finale contre Milano nous le dira. Une chose est sûre : elle jouera avec cœur, passion et détermination, honorant l'héritage de De Gennaro et ouvrant un nouveau chapitre dans l'histoire de la volley-ball italienne.