Krol, le géant néerlandais, livre ses confidences : naples, cruijff et l'odeur du poisson
- Un retour en force à naples : une histoire d’amour improbable
- Des anecdotes mémorables : « fleurs, fleurs ! » et l’odeur de la mer
- Cruijff, un entraîneur hors pair
- « Je me souviens encore de l'odeur du poisson »
- Un napoli qui domine toujours
- Le souvenir d’un rêve
- Un dernier mot : « je suis reconnaissant »
Ruud Krol, légende du football néerlandais et emblème de Naples, s’est confié à La Gazzetta dello Sport, dévoilant des anecdotes sur sa carrière, sa philosophie de jeu et son amour inconditionnel pour la péninsule. À 77 ans, l’ancien défenseur de l’Ajax évoque avec émotion ses débuts chaotiques en Serie A, ses souvenirs du port de Mergellina et son admiration pour Johan Cruijff.
Un retour en force à naples : une histoire d’amour improbable
Son arrivée à Naples fut loin d’être un long fleuve tranquille. Après un passage par Vancouver, Krol a accepté un défi audacieux pour rejoindre l’AS Naples, une décision motivée par le désir de quitter Amsterdam après 12 années passées à l’Ajax. L’arrivée d’Antonio Juliano, qui l’avait courtisé à Vancouver, a finalement concrétisé ce rêve. « ‘Il voulait que je vienne à Naples’ », se souvient Krol avec un sourire.

Des anecdotes mémorables : « fleurs, fleurs ! » et l’odeur de la mer
Les premiers temps à Naples furent marqués par des difficultés logistiques : un hôtel, puis un mois à chercher un appartement à Posillipo. Pourtant, Krol garde un souvenir impérissable de la beauté et de la tranquillité de la ville, ainsi que de la présence des pêcheurs de Mergellina. Un épisode en particulier, où il s'exclamait « Fleurs, fleurs ! » lors des matchs, illustre son approche unique du jeu et sa façon de dynamiser son équipe. Un mélange inattendu, qui ne réussissait pas à être compris, mais qui témoigne de son esprit de jeu.

Cruijff, un entraîneur hors pair
Le nom de Johan Cruijff évoque un sourire chez Krol. « Un entraîneur exceptionnel, » confie-t-il. « Il vous rendait meilleur. Je jouais au centre, ou à gauche, mais mon pied droit n’était pas parfait. Alors, après l’entraînement, je restais avec lui pour s’exercer. C’était un véritable mentor, un joueur et un entraîneur hors pair. »

« Je me souviens encore de l'odeur du poisson »
Krol se souvient avec émotion de son premier contact avec la culture napolitaine. « Quand je rentrais chez moi, je montais dans un taxi et je respirais l’odeur du poisson, c’était incroyable. » Un souvenir qui illustre parfaitement l’immersion de l’ancien géant néerlandais dans l’atmosphère unique de la ville.

Un napoli qui domine toujours
Aujourd’hui, Krol admire le Napoli de Spalletti. « Une équipe qui attaque toujours et qui défend en allant vers l’adversaire, » explique-t-il. « Une équipe qui prend l’initiative et ne recule jamais. C’est le football que j’aime. » Malgré les blessures, Naples continue de faire entendre sa voix dans le championnat italien.
Le souvenir d’un rêve
Son parcours, depuis Vancouver jusqu’à Naples, a été long et semé d’embûches, mais Krol a toujours poursuivi ses rêves, inspiré par son père, ancien joueur amateur. Un souvenir poignant, illustré par la rencontre avec Gianni Rivera, jeune prodige du football italien, lors de son premier match avec le Milan AC.
Un dernier mot : « je suis reconnaissant »
« Chaque fois que je reviens, il suffit d’un taxi pour être submergé de souvenirs », conclut Krol. « Les jeunes me disent ‘vous avez été un héros pour mon père’. C’est magnifique d’être si mémorable. »