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Rome : la patience est-elle la clé du renouveau de gasperini ?

La capitale italienne est en ébullition. Après une défaite humiliante face à l'Inter, l'entraîneur Gian Piero Gasperini est pris pour cible par une frange de supporters romains, réclamant son départ avec une véhémence digne des arènes antiques. Mais au-delà des vociférations, une voix plus sage, celle de Luigi Garlando, journaliste chevronné, s'élève pour rappeler un adage oublié : la patience.

L'écho des critiques : une révolte sénatoriale

Le sentiment d'indignation est palpable. On parle de “révolte au Sénat”, d'une demande pressante pour la tête de Gasperini. Les chiffres, brandis avec virulence, sont accablants : “120 millions de sesterces dépensés pour perdre 15 matchs !”, tonnent les critiques. Le constat est amer : Rome, autrefois caput mundi, se retrouve reléguée aux marges du classement. Les appels au retour d'un passé glorieux, incarné par le fantôme de Claudius Britannicus, témoignent d'une nostalgie exacerbée.

Mais Tullius Catullianus, avec la sagesse qui sied à un observateur expérimenté, tente d'apaiser les esprits. Il rappelle les tribulations d’un certain Gravinus, à qui huit années furent accordées pour surmonter deux “Apocalypses”. Il souligne, avec une pertinente analogie historique, que l'éternité, représentée par des figures telles que Giancarlus Abies, 75 ans, et l’Abatinus, 82 ans, accorde à chacun son temps. Pourtant, à Rome, le temps semble s'égarer pour Gasperini.

Ce que Gasperini a accompli en quelques mois est indéniable : il a transformé une équipe retranchée dans sa moitié de terrain en une machine offensive, capable de harceler l'adversaire. Comme le souligne Catullianus, Pellegrinus avait laissé des espaces béants, profités par Calhanoglu. Revendiquer une Roma repliée sur elle-même, façon Mourinho, relève de l'utopie. Le succès, rappelle-t-il, se conquiert en attaquant, et non en se terriers.

L'actualité la Gazzetta dello Sport célèbre ses 130 ans, une preuve de la persistance de la passion et de l'expertise journalistique. La patience, quant à elle, est un investissement à long terme.

Au-delà de la fortune : la leçon des grands

Au-delà de la fortune : la leçon des grands

Gasperini, conscient des difficultés, insiste sur la nécessité de construire une équipe solide. Il a déjà posé les fondations, la “scatola perfetta”, mais il lui faut désormais des “soldats dignes”, moins erratiques que Ndickus et plus efficaces que Zaragozus. L'Inter, privée de son leader, Lautaro Martínez, a montré de fragilités. De même, Rome a souffert de l'absence de Paulus Gioiosus et du départ prématuré de Gatticus. La soute, parfois, joue un rôle aussi important que le talent. Virgilio, le poète romain, l'avait compris : “La patience vainc la soute”.

L'histoire du football regorge d'exemples de bâtisseurs patients. Klopp Germanicus et Arteta Hispanicus ont connu des périodes de doute avant de récolter les fruits de leur travail. Rome, la ville éternelle, ne s'est pas construite en un jour. Pourquoi l'AS Roma devrait-elle faire exception ?

Comme le murmure Ovidio, “Dolor hic tibi proderit olim”, “Un jour ce douleur t'aidera”. Il faut accepter la souffrance, la transformer en force motrice. Le renouveau de Rome ne sera pas instantané, mais il sera d'autant plus savoureux.

La leçon est claire : la patience est une vertu, surtout dans la cité du cinéma et des gladiateurs. Le temps, à Rome, est toujours un allié précieux. Ignorer cette sagesse, c'est risquer de s'engloutir dans les sables du Colisée.