Leverkusen : le projet de centre d'entraînement vire au cauchemar

Le double vainqueur de 2024, Bayer Leverkusen, est confronté à un revers majeur. L’attribution d’un nouveau centre d’entraînement a été rejetée par le conseil municipal de Monheim, mettant en péril les ambitions sportives du club.

Un coup de pression de l’urbanisme

Après dix ans de planification et de multiples études de faisabilité, le projet, initialement prévu pour 2028 avec une ouverture en 2030, a été bloqué par un vote secret : 25 voix contre 19, avec un vote neutre. La raison ? L’arrivée imminente de l’autoroute A1, qui nécessitera la destruction des terrains d’entraînement actuels en 2032. Une contrainte logistique implacable.

Le président carro, furieux

Le président carro, furieux

Fernando Carro, le directeur général du club, exprimait son immense déception. « Nous avions espéré une évaluation technique rigoureuse de notre projet, au lieu de céder à des considérations urbanistiques. » Il promet néanmoins de « analyser en profondeur cette décision et de persévérer » afin de maintenir Leverkusen dans une position de compétitivité nationale et internationale. Un engagement qui sonne désormais plus comme une vaine volonté.

Une bataille sans fin

Une bataille sans fin

Le conseil municipal avait déjà rejeté le projet en novembre dernier, ce qui avait conduit Leverkusen à réduire la superficie du centre de 12,5 hectares à 10 hectares. Les objections portaient sur des questions environnementales et une potentielle surcharge du trafic local. Anne Dannenberg, directrice de projet, soulignait que ce projet C était « la seule option viable dans le délai imparti ». La pression temporelle est désormais palpable.

Le couperet

Le couperet

Alors que Leverkusen explorait activement un recours possible via un référendum, la décision du conseil municipal constitue un coup de grâce. L’avenir du centre d’entraînement, et potentiellement de l’avenir sportif du club, est désormais incertain. Il est clair que Leverkusen est confronté à une bataille ardue pour assurer sa survie sur la scène européenne.