Alavés : le stress est devenu une habitude
Quique Sánchez Flores l'avait pressenti. Et il n'avait pas tort. Le match contre Alavés est une affaire de nerfs à vif, un dénouement souvent haletant qui s'ajoute à une saison déjà riche en rebondissements. Loin d'être une anomalie, ce penchant pour le suspense jusqu'à la dernière seconde semble s’être ancré dans le jeu de l’équipe vitorienne.

Des finaux de match qui coûtent cher
Les six derniers matchs du Deportivo Alavés racontent une histoire troublante : celle d'un équipe incapable de verrouiller le résultat, condamnée à vivre des fins de rencontre extrêmes. À l'exception du déplacement à Vigo, où la remontée s'est achevée à la 78e minute, les dix dernières minutes de chaque rencontre ont été synonymes de chaos et d'émotions fortes. Parfois bénéfiques, souvent cruels, ces instants décisifs illustrent une fragilité persistante.
Mendizorroza est devenu un théâtre d'ombres et de lumières. Le match contre Osasuna, dimanche dernier, en est l'exemple le plus récent : Boyé, sur penalty dans les arrêts de jeu, a sauvé le match. Il y a un mois, c'était lui encore qui égalisait face à Girona, à la 89e minute. Et qui peut oublier le baptême du feu de Quique Sánchez Flores face à Villarreal, où Nicolas Pepe a volé la victoire dans les ultimes secondes, à la 97e ?
Mais le stress ne se limite pas aux matchs à domicile. Les déplacements à Valence n’ont pas été plus sereins. À Levante, deux buts de Carlos Espi (88e et 97e) ont anéanti les espoirs alaveses. À Mestalla, l'équipe a vu une victoire à portée de main s'évaporer dans le temps additionnel, encaissant deux buts qui ont laissé des traces amères.
L'équation est simple : Alavés semble s’être spécialisé dans l’art de faire monter la pression, et ce, quel que soit l'adversaire ou le terrain. Il est clair que cette tendance devrait se poursuivre jusqu'à la dernière journée, offrant aux spectateurs des moments de tension intenses, mais laissant les supporters sur le qui-vive.
La statistique est parlante : sur les six derniers matchs, Alavés a été impliqué dans au moins un but marqué ou concédé dans les dix dernières minutes. Un rythme effréné qui témoigne d'une équipe à l'épreuve, mais aussi d'une capacité à se battre jusqu'au bout, même si cela se fait au prix de nerfs usés. Le Deportivo Alavés ne cède rien, même quand la ligne d'arrivée est en vue.