sport

Alavés : mendizorroza, un gouffre financier et sportif

L'Alavés, au bord du précipice, voit son salut s'éloigner à chaque match à domicile. Le constat est cruel : après un début de saison prometteur, le stade de Mendizorroza est devenu un véritable cauchemar pour les Violets, un fardeau financier et sportif qui pèse lourdement sur leurs épaules.

Une forteresse transformée en brèche

Une forteresse transformée en brèche

Quiconque suit l'actualité du football espagnol sait que l'Alavés avait construit une certaine solidité à domicile durant la première moitié de la saison. Quatre victoires, un bilan honorable qui laissait entrevoir une possibilité de se maintenir confortablement. Mais les choses ont radicalement changé. Depuis le début de l'année 2024, le stade de Mendizorroza, autrefois un rempart, est devenu une brèche béante. Une seule victoire, face au Betis, en six rencontres de Liga, pour quatre nuls et une défaite. Une spirale descendante alarmante.

La rencontre face à Osasuna, conclue sur un score de parité, n'a fait qu'accentuer ce sentiment d'inconfort. L'agressivité sans ballon, élément clé d'une défense solide, a fait défaut, laissant la cage de l'Alavés trop souvent exposée. Les nuls concédés face à Oviedo et Girona, tout comme l'échec face au Villarreal, et la défaite humiliante contre Getafe, témoignent d'un manque de réalisme et d'une incapacité à convertir la pression à domicile en points précieux.

L'ironie de la situation est amère. Alors que des équipes moins armées que l'Alavés luttent pour leur survie, les Violets se débattent à domicile, laissant filer des opportunités de se distancer de la zone rouge. La statistique est impitoyable : sur les six derniers matchs à Mendizorroza, l'Alavés a enregistré un maigre total d'un point. Un bilan qui interroge sur la capacité de l'équipe à répondre aux attentes de ses supporters.

L'avenir s'annonce rude. Avec la réception de Majorque, la visite de l'Athletic Bilbao, puis celle du FC Barcelone et enfin de Rayo Vallecano, le calendrier est sans pitié. L'Alavés devra impérativement inverser cette tendance négative si elle veut espérer se maintenir. La pression monte, et l'heure n'est plus aux atermoiements.

Les prochaines rencontres à Anoeta et au Santiago Bernabéu seront décisives, mais le véritable test se mesurera lors de la réception de Majorque. Si l'Alavés ne parvient pas à retrouver le goût de la victoire à Mendizorroza, la descente en Segunda División s'annonce inexorable. La question n'est plus de savoir si l'Alavés peut se sauver, mais si ses joueurs ont la force de transformer un stade devenu hostile en un véritable terrain de bataille.