Alcaraz: « j'assume la perte du n°1, mais ce n'est pas ma priorité »
Monte-Carlo – Carlos Alcaraz a fait surface après sa première victoire au Masters 1000 de Monte-Carlo, et ses propos sont révélateurs d'un état d'esprit pragmatique, voire détaché, face à la course au classement mondial. Le prodige espagnol, confronté à un Sebastián Báez pugnace, a livré un début de tournoi plus laborieux que prévu, mais riche en enseignements.
Un retour sur terre battue plus doux que prévu
Après une année d'absence sur cette surface, Alcaraz a exprimé son plaisir de retrouver la terre battue. « Ça faisait presque un an que je n'avais pas joué sur terre, et honnêtement, j'en avais envie. J'avais envie de me salir un peu », a-t-il déclaré avec un sourire. Une déclaration qui trahit un certain ancrage à la terre, malgré les défis qu'elle représente.
Le jeune champion a également été surpris par son propre niveau de jeu. Il s'attendait à une performance plus difficile, une appréhension compréhensible après une longue période loin de la terre battue. « J'ai été surpris par mon niveau. Je pensais que j'allais jouer plus mal, et je suis très content de tout, à l'exception de quelques détails que je n'ai pas faits correctement dans le deuxième set », a-t-il souligné, démontrant une lucidité impressionnante.

La course au n°1 : une affaire de calculs et de résilience
La question de la perte potentielle du N°1 mondial face à Jannik Sinner a naturellement été abordée. Alcaraz a admis qu'il savait qu'il allait céder sa place, qu'il soit à Monte-Carlo ou lors du prochain tournoi. « Je sais que je vais perdre le N°1 mondial, je ne sais pas si ce sera ici ou au prochain tournoi. Je défends beaucoup de points et ce sera difficile de tous les défendre. Et si je le fais, Jannik en ajoutera parce qu'il n'en défend aucun. » La situation est délicate, mais Alcaraz affiche une sérénité surprenante. Il se concentre sur son propre jeu et minimise l'importance du classement.
Loin de se laisser obséder par la course au N°1, Alcaraz a affirmé que ce n'était pas sa priorité actuelle. Une déclaration qui témoigne d'une maturité impressionnante pour un joueur de son âge. Il préfère se concentrer sur la progression de son jeu et la construction d'un héritage durable. La perte du N°1, bien qu'inévitable dans le contexte actuel, ne semble pas l'affecter outre mesure. Au contraire, elle pourrait même le libérer de la pression et lui permettre de se concentrer pleinement sur le court. La terre battue monte à son tour, et la compétition promet d’être intense.