All-nba : la règle des 65 matchs menace les stars
La fin de saison approche à grands pas, et avec elle, la distribution des prestigieux Awards NBA. Mais cette année, l'attribution des équipes All-NBA est entachée par une règle controversée, la fameuse règle des 65 matchs, qui risque de priver plusieurs talents méritants de cette reconnaissance.
Une règle discutable et ses conséquences
Il est regrettable de devoir commencer un article célébrant les meilleurs joueurs par une critique du règlement, mais la situation l'exige. La règle des 65 matchs, déjà décriée par le passé, semble cette année plus que jamais distordre la réalité du jeu. Adam Silver avait tenté de la justifier en invoquant une lutte contre le 'load management', mais la réalité est bien plus amère : plusieurs joueurs, blessés et n'ayant pas atteint ce seuil arbitraire, voient leurs chances s'évaporer.
Anthony Edwards, par exemple, avec ses 60 matchs disputés, ne pourra pas atteindre le quota maximal de 64 en raison de ses problèmes au genou. Cade Cunningham, victime d'un collapsus pulmonaire en mars, est également touché. Devin Booker, malgré 62 matchs, voit deux d'entre eux comptabilisés comme non validés en raison de blessures précoces. Et que dire de Luka Doncic, qui, malgré 64 matchs au compteur, tente d'obtenir une dérogation exceptionnelle en invoquant des circonstances atténuantes (la naissance de sa fille) pour les deux matchs manqués en décembre ?
Pour ces joueurs (à l'exception de Luka, dont la situation est encore incertaine), il n'y a pas de solution miracle. Ils sont disqualifiés, malgré des saisons exceptionnelles qui les auraient confortablement placés dans les équipes All-NBA, voire dans la conversation MVP. Kawhi Leonard, avec trois des quatre derniers matchs à disputer, et Wemby, contraint de jouer au moins 20 minutes lors d'un des trois derniers matchs pour se qualifier, sont également sous pression.
Il est temps que la ligue reconsidère cette règle absurde. Il faudrait accorder plus de confiance aux votants, qui sont tout à fait capables de prendre en compte la disponibilité des joueurs dans leurs évaluations. L'actuelle situation dénature la fonction même des équipes All-NBA : récompenser les 15 joueurs les plus marquants de la saison, et non les plus présents.

Les équipes all-nba : une question de mérite
Malgré ces réserves, voici une proposition pour les équipes All-NBA :
All-nba first team
Shai Gilgeous-Alexander (66 matchs), Luka Doncic (64 - si dérogation accordée), Victor Wembanyama (63), Nikola Jokic (63), Jaylen Brown (69)
Ces cinq joueurs dominent incontestablement dans toutes les catégories statistiques. La qualité de la concurrence pour le titre de MVP témoigne de leur niveau exceptionnel. Luka, Shai, Wemby et Jokic réécrivent les règles du jeu, chacun à leur manière. Luka est le meilleur marqueur, SGA le plus efficace en termes de volume de jeu, Wemby est, selon Jokic lui-même,
