Almeyda démolit le sevilla : « une trahison que je ne digère pas »

La fin de l'ère Matías Almeyda à Séville a été aussi brutale qu'inattendue. Écarté après la défaite face au Valence, le tacticien argentin a balancé sur son passage au club andalou, dévoilant un tableau des finances précaires, des tensions politiques et une affluence toujours avide de victoires, malgré un effectif loin d'être à la hauteur. Une sortie fracassante, accordée au vidéaste mexicain Adrián Marcelo, qui révèle plus qu’un simple licenciement : une blessure profonde.

Les fantômes du passé resurgissent

Les fantômes du passé resurgissent

Le souvenir de son passage difficile à River Plate, déjà marqué par des problèmes économiques et une pression constante, semble hanter Almeyda. « C'était très similaire à ce que j'ai vécu à River », confie-t-il, soulignant la difficulté de construire une équipe compétitive dans un contexte aussi tumultueux. « Un club avec des problèmes économiques, des problèmes politiques et une affluence qui attend toujours que l'équipe gagne », rappelle-t-il, peignant un portrait sombre du Sevilla actuel.

Mais c'est la tournure des événements qui a le plus affecté l'entraîneur. Alors que le couperet est tombé, il révèle avoir été rassuré sur son avenir la veille même. « Inclusive un jour avant que je sois renvoyé, ils me disaient que je resterais jusqu'à la fin. Cette trahison du football, je ne la digère pas. » Une amertume palpable qui témoigne d'un manque de respect profond.

Almeyda insiste sur la nécessité d'une communication transparente : « Je dis qu'il faut dire la vérité. Ne venez pas me dire que je vais rester si après vous allez me renvoyer. Dites-moi si vous allez rester, alors je peux vous renvoyer. » Une exigence de loyauté qui, visiblement, n'a pas été respectée à Séville.

Malgré les difficultés, le passage d'Almeyda à Séville a connu un moment de gloire inattendu : une victoire face au FC Barcelone. « Ce fut un triomphe étudié », explique-t-il, soulignant l'effet de surprise de son système de jeu. « Nous étions nouveaux, ils ne savaient pas comment nous pressions… Mais ensuite, la réalité a rattrapé son cours. L'exigence et le moment du club commencent à faire douter. »

Une philosophie résolument tournée vers l'avant, héritée de son père, lui confie-t-il avec émotion : « Mon père est parti. Je vais vous dire une des choses qu'il me disait toujours : Avancer toujours, car reculer, c'est tomber. » Une devise qui semble désormais plus qu'un simple conseil, mais un véritable mantra face à l'adversité.

Le départ d'Almeyda laisse un goût amer et soulève de nouvelles questions sur l'avenir du Sevilla, un club autrefois auréolé de succès, aujourd'hui confronté à une crise profonde. La question qui se pose désormais est de savoir si le prochain entraîneur parviendra à redresser la barre et à apaiser les tensions qui minent le club.