Arsenal : le rêve brisé de wembley et une équipe fragilisée

La finale de la Carabao Cup, une opportunité en or pour Arsenal de rompre avec 2000 jours sans titre, s'est évaporée dans la nuit de Manchester. Plus du double que n'importe quel autre club du Big Six, les Gunners portaient le poids d'une attente insoutenable. Mais l'élimination face à Southampton en FA Cup, juste après la trêve, avait déjà laissé entrevoir une fissure, une fragilité qui s'est confirmée hier soir.

Arteta, le regard sombre : « il faut exorciser ce démon »

Avant le match, Mikel Arteta avait tenté de conjurer le mauvais sort, exhortant ses joueurs à « se débarrasser de cette boule de venin dans l'estomac. Apprendre de cette expérience et s'assurer que ce feu, la mémoire de ce qui s'est passé, demeure intacte. » Le respect qu'Arsenal voue à la FA Cup est légendaire, symbole de son histoire et de ses quatorze sacres – le dernier en 2020, sous ses ordres. Pourtant, même face à City, l'impression d'une équipe en perte de vitesse était palpable. L'absence de plusieurs cadres, Raya, Timber, Saliba, Zubimendi, Rice et Saka, a certes affaibli l'équipe, mais ne saurait expliquer à elle seule une telle désorganisation.

Le revers face à Southampton a creusé la blessure. Arteta, visiblement affecté, reconnaissait sans détour : « Le résultat est douloureux, surtout la manière dont nous avons encaissé ces deux buts. Nous dominions le match, nous avions des occasions claires avant que Southampton ne marque. Il faut les saisir, c'est notre responsabilité. » Le problème est identifié : une défense poreuse et une attaque incapable de concrétiser la domination.

L'ironie du sort : après une première partie de saison où Arsenal n'encaissait qu'un ridicule nombre de buts (13 en 23 matchs, huit matches sans encaisser), l'équipe a concédé 21 buts en 2026. Une fragilité défensive qui contraste avec une attaque qui peine à trouver le chemin du but. Deux défaites consécutives, une première cette saison, révèlent une équipe en crise, au moment le plus crucial de la saison.

Arteta, fidèle à lui-même, a pris ses responsabilités : « Je vais les défendre plus que jamais. Si quelqu'un doit assumer, c'est moi. » Mais les mots ne suffiront pas. Arsenal doit impérativement réagir, à partir de la rencontre de mardi à Alvalade face au Sporting. La saison passée, les Portugais avaient infligé une défaite humiliante (5-0) en phase de poules. Avant cela, Bournemouth, déjà vainqueur à l'Emirates l'an passé, attend au tournant. Et le choc au Etihad Stadium contre Manchester City, le véritable enjeu du championnat, se profile à l'horizon. Le temps presse, et pour Arsenal, chaque match est désormais un combat pour la survie.

Le spectre de la défaite plane sur les ambitions européennes

Le spectre de la défaite plane sur les ambitions européennes

Le chemin vers la gloire est pavé d'embûches. Arsenal se retrouve face à un défi de taille : redresser la barre avant que la spirale négative ne les engloutisse complètement. Le souvenir de ce match perdu à Wembley, plus qu'une défaite, est la marque d'une équipe qui a perdu son âme.