Asobal : le parlement exige une réponse financière immédiate

La Liga Asobal, déjà officiellement professionnelle, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une crise budgétaire. Le Congrès des Députés a validé une proposition de loi, une véritable injonction au gouvernement, pour enfin activer les aides promises après la reconnaissance de sa professionnalité en 2022.

Un décalage alarmant persiste

L’explication est simple, et la frustration palpable : malgré l’adoption de nouvelles normes – contrôle financier renforcé, transparence accrue, structuration organisationnelle optimisée et respect strict de la réglementation – les clubs de Asobal n’ont pas bénéficié d’un soutien financier proportionné à ces nouvelles exigences. C’est une réalité qui frôle l’absurde, et qui menace la pérennité de nombreuses équipes.

La proposition de loi, soutenue par une majorité parlementaire écrasante, dénonce ce décalage flagrant. Elle pointe du doigt l’incapacité du gouvernement à traduire concrètement la reconnaissance de la professionnalité en mesures financières tangibles. Le texte est clair : les clubs ont assumé un fardeau supplémentaire, sans l’ombre d’un appui budgétaire adéquat.

Trois mois pour des comptes précis

Trois mois pour des comptes précis

L’appel à l’action est précis : le gouvernement doit, dans un délai maximum de trois mois, définir les montants alloués à la Liga Asobal, ainsi que le calendrier et les critères de répartition de ces aides. Il ne s’agit pas d’une simple demande, mais d’une exigence légale. La situation actuelle est insoutenable.

Par ailleurs, le Congrès des Députés demande l’intégration d’une ligne de financement spécifique pour Asobal dans les budgets du CSD. L'objectif est clair : passer d'un soutien ponctuel à un modèle stable, garantissant une planification financière à moyen terme pour les clubs. On ne parle pas d'un simple coup de pouce, mais d'une véritable sécurité.

La situation est critique. Les clubs de handball espagnol risquent de voir leur avenir compromis faute d'un soutien adéquat. Le Parlement a envoyé un message clair : la professionnalisation ne peut se faire sans investissement, et le temps presse.