Bakambu : un voyage historique qui coûte cher au betis
Le feuilleton Cédric bakambu prend une tournure explosive. Quatre jours après la date prévue, l'attaquant congolais a finalement posé ses valises à Séville, laissant derrière lui un sillage de colère et de procédures juridiques potentielles. Un retard imputable à la célébration, outrancière mais compréhensible, de la qualification historique de la République Démocratique du Congo pour la Coupe du Monde.
Un départ triomphal, un retour amère
Après avoir participé à la phase de repêchage victorieuse au Mexique, bakambu a choisi de partager l'euphorie de la qualification avec ses compatriotes, un choix légitime sur le plan affectif, mais désastreux sur le plan sportif. Espanyol, Elche et bien sûr, le Betis, ont réagi avec véhémence, soulevant une vague de protestations auprès de LaLiga, qui a à son tour alerté la Fédération Espagnole de Football et, par extension, la FIFA. L'objectif ? Éviter que ce genre de situation, où les obligations internationales se heurtent aux impératifs des clubs, ne se reproduise à l'avenir. Le Betis, particulièrement affecté, envisage même des poursuites judiciaires pour réclamer des dommages et intérêts.
L'absence prolongée de bakambu a non seulement privé l'équipe de son attaquant vedette lors du match de Liga contre l'Espanyol, mais l'a également exclue de la liste pour le déplacement à Braga en Europa League. L’ambiance au sein du club andalou est à coup de tonnerre, et cela dépasse largement les considérations sportives.

Un président indigné et un code de discipline à appliquer
Le président du Betis, Ángel Haro, n'a pas manqué de faire part de son exaspération. Sa colère est palpable : “Je n’ai pas pu parler, il semble qu’il y ait eu une communication par WhatsApp, mais je ne suis absolument pas satisfait de cette situation, ni du point de vue de la Fédération Congolaise, ni de celui du joueur.” Il souligne l'importance de la collaboration entre les clubs et les fédérations, tout en insistant sur le respect des engagements. Haro a révélé que le Betis avait contesté la retenue du joueur entre le 3 et le 5 septembre, et que les services juridiques du club étudient les recours possibles.
Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Le Betis compte appliquer son Code de Discipline interne au joueur, un code que Bakambu a lui-même signé. “Il y a des droits, mais aussi des obligations”, a affirmé Haro, ajoutant avec une pointe d'ironie : “Je respecte tous les pays, mais pour moi, mon pays c'est le Betis, et je dois le représenter.” La FIFA ne semble pas apprécier les dérives de la passion nationale.
Avec un contrat arrivant à son terme le 30 juin prochain et aucune perspective de prolongation, le départ de Bakambu est déjà acté. Cette escapade, cependant, risque de compromettre définitivement sa contribution à l'équipe pendant les derniers mois de la saison, laissant un goût amer aux supporters du Betis et soulignant la fragilité des relations entre les clubs et les sélections nationales. La somme à verser pour une telle absence pourrait bien dépasser les quelques buts que Bakambu aurait pu inscrire.
