Boston : le spectre de l'ombre pour hugo gonzález
Le visage défraîchi trahissait la frustration. Hugo González, l’ailier madrilène arrivé avec tant d’espoir à Boston, se retrouve relégué au rang de figurant. Après un début de saison prometteur, son temps de jeu s'effrite inexorablement, victime de la résurgence spectaculaire de Jayson Tatum.

L'ombre grandissante de la star
La victoire contre Toronto (115-101) en a été la dernière illustration. Seulement 1 minute 8 secondes passées sur le parquet, sans la moindre ligne à son actif. Un contraste saisissant avec le Tatum version supernova, auteur de 23 points et 13 rebonds. La statistique est impitoyable : sur les 16 rencontres depuis le retour de la star, González n'a dépassé les 10 minutes à seulement 10 reprises, et est resté muet à sept reprises. Même face aux Heat, pourtant largement battus (129-147), il n'a eu droit qu'à huit secondes de jeu.
Il y a quelques semaines, face à Oklahoma City, une lueur d'espoir avait brillé. Tatum, ménagé, lui avait offert 27 minutes, durant lesquelles il avait pu inscrire 11 points et capturer 5 rebonds. Mais ce fut une exception qui confirme la règle : quand Tatum est au sommet de son jeu, González se volatilise.
L’équation est simple, mais impitoyable : Tatum est à un niveau exceptionnel, malgré son retour après une blessure grave. Ses 22,1 points, 10,6 rebonds et 5,3 passes décisives en 10 rencontres parlent d’eux-mêmes. Et tant que Tatum est capable de ce genre de performances, les minutes de González resteront une denrée rare.
Les autres Celtics ont brillé également : Jaylen Brown avec 26 points, Neemias Queta avec 18 points et 7 rebonds, et Payton Pritchard, apportant 17 points. Le retour de Nikola Vucevic, après un mois d'absence, s'est fait sentir, même s'il a semblé manquer de rythme, avec 4 points et 4 rebonds en 13 minutes. L'équipe a signé sa troisième victoire consécutive, consolidant sa deuxième place en Conference Est.
L'entame de match n'a pas été fulgurante, contrairement aux deux rencontres précédentes (26-26), offrant aux Raptors quelques espoirs. Mais un excellent 16-6 a permis aux Celtics de prendre une avance décisive. La victoire s'est construite sur le travail d'équipe, et non sur une domination individuelle écrasante.
Le souvenir d'un jeune ailier espagnol, plein d'ambition, se fond peu à peu dans le décor. Reste à savoir si González trouvera une autre opportunité de briller, ou s'il devra accepter son rôle d'ombre au sein d'une équipe déjà bien garnie.
