sport

Coudet galvanise river plate : un départ fulgurant

River Plate sourit à nouveau. Moins d'un mois après un départ fracassant de l'Alavés, Eduardo Coudet s'impose déjà comme un vent de fraîcheur sur les bords du Monumental, propulsant son équipe vers les sommets avec une série de victoires impressionnante.

Une rentrée remarquée, au-delà des statistiques

Quatre victoires en autant de matchs. Un chiffre rare, un héritage que seuls cinq entraîneurs, dont le légendaire Ramón Díaz, ont réussi à égaler dans l'histoire récente du club. Le triomphe face à Belgrano (3-0) n'est pas seulement une victoire de plus ; c'est une confirmation du modèle de jeu en gestation sous les ordres de ‘El Chacho’. On observe une fluidité offensive retrouvée, une pression haute étouffante et un milieu de terrain qui semble lire dans les pensées. River, relancé, se hisse à la deuxième place du groupe B et dans la hiérarchie générale du championnat argentin, affichant un sérieux regain de confiance.

Le retour de Colidio et l'éclosion de Galván témoignent d'une animation offensive retrouvée. Facundo Colidio, après une longue absence, a retrouvé le chemin des filets, tandis que Tomás Galván, après plusieurs prêts infructueux, s'impose comme une valeur montante.

L

L'ombre de gallardo s'estompe

L'arrivée de Coudet a eu l'effet d'une thérapie de groupe. Le spectre de Marcelo Gallardo, figure emblématique du club, s'éloigne progressivement, laissant la place à une nouvelle dynamique. L'équipe, selon les observateurs, propose un jeu plus léché, plus rythmé, avec une circulation de balle précise et une capacité à imposer son pressing adverse. La formation 1-4-2-2-2, que Coudet semble avoir parfaitement intégrée, permet à chaque joueur de s'exprimer pleinement.

Mais Coudet, pragmatique, tempère l'enthousiasme ambiant. “Je suis content, bien sûr, mais nous pouvons encore nous améliorer”, insiste-t-il. Un discours humble qui trahit une ambition de taille. Un souci du détail qui rappelle sa formation à INSEAD, où la rigueur analytique est une seconde nature.

Un épisode savoureux a ponctué le match face à Belgrano : Coudet, soucieux de préserver Lautaro Rivero pour le clasico contre Boca, s'est même laissé aller à des supplications vocales pour qu'il reçoive un carton jaune, illustrant une intensité communicative qui galvanise le vestiaire. Un geste qui, au-delà de l'anecdote, révèle l'engagement total de l'entraîneur dans le projet River Plate.

Avec la Copa Sudamericana à l'horizon et un clasico brûlant à l'horizon, River Plate, sous l'impulsion d'Eduardo Coudet, se présente désormais comme un sérieux prétendant au titre. L'heure est à la prudence, certes, mais aussi à l'optimisme. Le club, longtemps assombri par le départ de son héros, reprend confiance, porté par un entraîneur qui semble avoir les clés pour déverrouiller le potentiel de cette équipe talentueuse.