Dfb : la 3ème division, entre promesses et impasses financières
Le couperet de la télévision française menace de retarder, voire d'annuler, la distribution des droits TV de la 3ème division du football allemand. Une décision inattendue, décidée après concertation avec les opérateurs, qui plonge le marché dans l’incertitude.
Un calendrier chamboulé
Initialement prévue pour mai, l’appel d’offres a été repoussée à avril, avec une date butoir de septembre pour la concrétisation de la vente. Sky et RTL, principaux intéressés, attendent la validation de leur acquisition par les autorités, un processus qui devrait se solder favorablement d’ici la fin du deuxième trimestre. La concurrence reste cependant vive, avec le retour de Telekom et de ARD, traditionnels acteurs de ce marché.
La Telekom, détenteur des droits de la 1ère division depuis 2023, avait déjà sécurisé l’ensemble des 380 matchs par saison, moyennant une sublicence à l’ARD, qui pourra ainsi diffuser 68 rencontres par an. Cette configuration préexistante, combinée aux nouvelles ambitions du DFB, complexifie la tâche de commercialisation des droits.

Des formats multiples, une stratégie prudente
Le DFB envisage plusieurs scénarios pour l’attribution des droits, allant d'un package complet de 380 matchs (avec 38 jeux diffusés en clair) à un modèle plus fragmenté, incluant un package gratuit de 68 matchs et un package payant de 312 rencontres exclusivement disponibles sur les plateformes d’abonnement. Des options avec des packages plus petits (228 et 152 matchs) sont également sur la table, visant à attirer un plus grand nombre de souscripteurs.
La situation est d'autant plus délicate que la FBL e. V, le nouveau corps de contrôle de la liga femenina de fútbol, retarde l’annonce de ses propres droits TV. Ce désaccord interne complique la vision globale du DFB et freine la mise en place d'une stratégie cohérente.
26,2 millions d'euros représentent les revenus actuels du DFB grâce à la 3ème division. L'objectif est de les doubler, voire de les tripler, grâce à une offre attractive pour les opérateurs comme DAZN, Sky ou RTL+. La complexité de la structure des droits et les enjeux financiers rendent la négociation particulièrement délicate. L’avenir de cette troisième division reste donc incertain, suspendu à la volonté des acteurs financiers et à la résolution des conflits internes.
