Domínguez et la relance à 64 équipes : un rêve utopique pour le mondial 2030 ?
L’euphorie liée à la victoire de l’Espagne au Mondial de football 2022 s’estompe rapidement, laissant place à un débat passionné et, disons-le, virulent concernant la prochaine échéance majeure : le Mondial 2030.

Une ambition délurée, déjà remise en question
Le président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, continue de marteler son obsession : un Mondial à 64 équipes. Une idée, déjà largement rejetée, qu’il défend avec une ténacité surprenante, comme en témoigne son post cinglant sur X, une sorte de note d’adieu à l’aventure américaine, mexicaine et canadienne. « Nous avons vécu un Mondial historique, le premier avec 48 équipes, un véritable succès. Félicitations, Gianni Infantino et à tous les amis de la FIFA pour cette organisation extraordinaire et félicitations à l’Espagne pour être le nouveau champion du monde ! En 2030, à la maison, avec le rêve de jouer avec 64 équipes pour célébrer le centenaire de la Coupe du Monde ! »
Une proposition qui, au-delà de l’enthousiasme du dirigeant paraguayen, suscite un scepticisme généralisé. La CONMEBOL, bien sûr, est le principal promoteur de cette idée, mais même au sein de ses propres fédérations, de nombreux voix s’élèvent pour contester ce projet. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, semble avoir écouté les objections, mais sans pour autant apporter de changement concret. L’échec avorté du projet de Mondial des clubs tous les deux ans, avec l'opposition féroce de l’UEFA, illustre parfaitement la difficulté à imposer des bouleversements majeurs dans le football.
MARCA avait d’ailleurs été le premier à signaler l’impasse probable de cette initiative. La UEFA s’y oppose farouchement, et la majorité des autres confederations partagent ses réserves. La complexité logistique et financière est un obstacle majeur, mais l’aspect purement compétitif est également un facteur déterminant. Un Mondial à 64 équipes risquerait de diluer la qualité des rencontres et de dévaloriser les équipes établies. Domínguez persiste, mais il est clair que le chemin vers la réalité est semé d’embûches.
Il est fort probable que le Mondial 2030, qui se déroulera en Arabie Saoudite, au Maroc et en Espagne, restera à 32 équipes, une décision pragmatique qui, pour le moment, semble inéluctable. L’avenir nous dira si ce rêve de Domínguez, aussi séduisant soit-il, pourra un jour se concrétiser.
