Evenepoel : « je peux gagner » à gand-wevelgem, malgré tout
Remco Evenepoel a semé le doute, puis l'a balayé d'un revers de la main. Le double champion olympique belge s'alignera au départ de Gand-Wevelgem, et pas en simple spectateur. Fort de sa guérison, il affiche des ambitions claires : remporter la course. Une déclaration audacieuse, surtout face à des adversaires de la trempe de Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, mais qui témoigne d'une confiance inébranlable.
Un retour en force après une saison marquée par les chutes
L'histoire d'Evenepoel est celle d'un talent brut, parfois freiné par la malchance. Sa participation à Gand-Wevelgem, une course qu'il n'a jamais disputée auparavant, est d'ailleurs le fruit d'un choix tardif. « Dans mon ancienne équipe, ils m'avaient toujours refusé de la courir. Cette année, j'ai dit que je voulais soit le Giro, soit la Ronde. » Une opportunité enfin saisie, après une saison débutée sous les couleurs de Red Bull-Bora-hansgrohe.
Il faut dire que la route vers la guérison n'a pas été facile. La récente chute au Tour de Catalogne a laissé des traces, mais le coureur belge assure être « complètement rétabli ». Une affirmation à prendre au sérieux, compte tenu de son passé de champion du monde du contre-la-montre. L'expertise de Red Bull, s'avère-t-il, a été déterminante pour accélérer sa rééducation.

Un terrain de jeu connu, une stratégie à affiner
L'un des atouts d'Evenepoel réside dans sa familiarité avec le parcours. Originaire d'Aalst, dans l'est de la Flandre, il connaît les pavés et les montées comme sa poche. « Je ne pense pas être en retard sur les autres en termes de connaissance du terrain », a-t-il affirmé. Une certitude qui lui permet d'aborder la course avec sérénité, même si les 278 kilomètres et les 22 montées, dont six secteurs pavés, représentent un défi de taille. La course sera un test crucial pour évaluer son niveau et affiner sa stratégie en vue des prochaines échéances.
Bien conscient de la puissance de ses rivaux, Evenepoel a désigné Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar comme les grands favoris. Le premier, vainqueur de la « Ronde van Vlaanderen » à trois reprises, le second, double lauréat, ne laisseront pas facilement filer la victoire. Mais Evenepoel n'est pas du genre à reculer. Il arrive à Gand-Wevelgem avec un objectif clair : se battre pour la première marche du podium.
L’ombre de Pogacar plane sur la course, et l'analyse exclusive de Migel, évoquant un Slovène « plus fort et plus reposé », ne fait qu'ajouter de la pression. Mais Evenepoel, fort de son expérience et de sa détermination, est prêt à relever le défi. La bataille s’annonce épique.