Fc basel : gains solides malgré une chute spectaculaire des transferts

Le FC Basel affiche un bilan solide pour 2025, une nouvelle victoire dans sa quête de stabilité financière. Malgré une diminution drastique des revenus liés aux transferts, l'association a su maintenir une trajectoire ascendante, signe d'une gestion intelligente et d'une stratégie axée sur les revenus internes.

Un euro league qui fait la différence

L'épine dorsale de cette performance réside sans conteste dans les revenus générés par la Ligue Europa. Bien que les chiffres précis restent confidentiels, il est clair que cette compétition prestigieuse a représenté un levier majeur, comblant largement la baisse des recettes issues des transferts – passés de 60 à 35,1 millions de francs. Une diversification bienvenue.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. L'augmentation de 17% des ventes de cartes de supporters, combinée à une hausse des recettes de billetterie et à celles du service de restauration, a également contribué de manière significative à l'amélioration du résultat. L'organisation du Championnat Européen des Jeunes (CEJ) 2025 en Suisse, et plus tard l'Eurovision et l'EM féminine de la Coupe du Monde de la FIFA 2025, ont d'ailleurs apporté leur contribution. Cependant, l'Eurovision s'est avérée un échec financier notable, une décision justifiée par l'engagement de la ville, selon Friedrich Dietz.

Les coûts montent, les dettes diminuent

Les coûts montent, les dettes diminuent

Si l'ambition du club reste de réduire son déficit structurel à 5 millions de francs, l'augmentation des dépenses, notamment les primes versées aux joueurs victorieux – conséquence directe des succès en championnat, en Coupe et en Ligue Europa – a pesé sur le résultat final. Une compensation nécessaire pour la reconnaissance du travail accompli.

Un point crucial : pour la première fois depuis l'instauration de la garantie de fonds de 18 millions de francs de la holding, le club a pu rembourser 8 millions de francs de dettes. Un tournant majeur qui témoigne d'une gestion financière maîtrisée et d'une capacité à se désendetter. Ce qui, il faut le reconnaître, n'est pas donné pour acquis dans le football moderne.

Malgré ces défis, le FC Basel affiche une troisième année consécutive de bénéfices, bien que modestes – 332'256 francs. Une performance prudente, mais qui confirme la solidité de son modèle économique. L'association reste, bien entendu, dépendante des revenus liés aux transferts, une vulnérabilité qu'elle ne compte pas dissimuler.