Francfort : la malédiction persiste, riera sous pression
Francfort, encore une fois, se noie dans une déception amère. Alors que la victoire semblait à portée de main face au 1. FC Cologne, l'Eintracht a concédé un match nul 2-2 qui sonne comme une véritable défaite. Le spectre du non-jeu réapparaît, et Albert Riera, l'entraîneur, voit son crédit s'amenuiser dangereusement.

Un défenseur aussi fragile qu'un château de cartes
L'ironie est cruelle : après une entame de match prometteuse avec un doublé de Burkardt et Kalimuendo, donnant l'impression d'une équipe enfin libérée de ses entraves, la défense de Francfort s'est à nouveau effondrée. Les erreurs individuelles, notamment des balles perdues fatales de Mario Götze juste avant les deux buts adverses, sont symptomatiques d'un manque de concentration et de cohésion alarmant. L'association Koch et Theate, censée former un roc, s'est montrée aussi passive qu'imparfaite.
Le talentueux Can Uzun, laissé sur le banc pendant l'intégralité de la rencontre, incarne quant à lui les choix discutables de Riera. Ses substitutions, aussi aléatoires que ses déclarations confuses en conférence de presse, ne font qu'ajouter à la confusion ambiante. On se demande si l'entraîneur possède réellement une vision claire de son équipe et de ses objectifs.
Le résultat est cruel : Francfort laisse filer des points précieux dans la course à l'Europe, laissant le SC Freiburg, son poursuivant direct, prendre de l'air. La lutte pour la dernière place qualificative pour les compétitions européennes s'annonce donc plus ardue que jamais.
Le prochain déplacement à Wolfsburg, le 13 avril, s'annonce comme une véritable finale. Riera et ses joueurs devront impérativement y décrocher la victoire pour relancer une saison qui semble s'enliser. La situation est critique, et la marge de manœuvre s'amincit à vue d'œil.