Futsal : le choc face à l'italie se retourne au dernier moment pour l'espagne
Alejandrópolis a été le théâtre d'une désillusion pour le futsal espagnol ce lundi. La Roja, championne en titre, a concédé une défaite amère face à l'Italie (10-12) dans un match haletant, décidément au bénéfice des Transalpins dans les toutes dernières secondes. Un revers qui compromet immédiatement ses chances dans le Groupe B de la Division 1 de la Coupe du Monde.

La domination initiale espagnole s'effrite
L'équipe de David Martín, attendue au tournant, a affiché une première période prometteuse, portée par l'efficacité de Bernat Sanahuja, auteur de quatre buts, meilleur buteur espagnol de la rencontre. Les passes fusées, la mobilité et l'occupation de l'espace semblaient donner à l'Espagne une maîtrise évidente du jeu. Pourtant, ce qui a suivi a révélé des faiblesses structurelles qui se sont avérées fatales.
La performance du capitaine, Alberto Munárriz, restée stérile, ainsi que celle d'Álvaro Granados, limité à un seul but, ont pesé lourd dans la balance. Mais le véritable gouffre s'est creusé lors des phases de supériorité numérique : seulement 3 succès sur 13 tentatives, un ratio abyssal qui a offert à l'Italie des opportunités en or pour revenir dans le match et, finalement, prendre l'ascendant.
Le retournement de situation, aussi brutal que soudain, s'est produit dans les dernières minutes. Alors que le score était à égalité (10-10) grâce à un but de Biel Gomila à une minute du terme, Alessandro Carnesecchi a instantanément replacé l'Italie en tête. La possession finale espagnole, pleine d'espoir, s'est heurtée à un Gianmarco Nicosia intraitable, dont les treize arrêts ont scellé le sort du match. Le coup de grâce est venu avec le but de Stefano Guerrato, achevant ainsi la débâcle espagnole.
L'absence d'impact des joueurs clés en moments cruciaux est un point d'interrogation majeur pour l'équipe. La Roja devra impérativement rectifier le tir dès mardi face à la Croatie (14h30), un match désormais vital pour sa qualification. Le choc contre les États-Unis, mercredi (18h45), sera l'occasion de confirmer cette rédemption ou de sonner le glas de ses espoirs de participation à la Superfinale de Sydney.
Ce revers souligne une réalité : la route vers la Superfinale, véritable apogée du futsal estival en l'absence de Mondial ou d'Euro, sera semée d'embûches. L'Italie, quant à elle, affiche désormais ses ambitions avec une lucidité redoutable.