Handball : les guerreras visent l'amélioration continue face à la grèce et israël
L'équipe nationale espagnole féminine de handball aborde cette semaine deux rencontres cruciales contre la Grèce et Israël avec un objectif clair : solidifier les fondations du jeu que Joaquín Rocamora souhaite voir devenir la marque de fabrique de ses protégées. La qualification pour l'Euro est déjà assurée, mais l'entraîneur insiste : le travail continue.
Un miroir, pas un adversaire
Rocamora, qui a pris ses fonctions en mars, se montre d'une lucidité désarmante. La Grèce et Israël ne sont pas des obstacles à surmonter, mais plutôt des outils d'évaluation. « Nous sommes notre propre miroir », martèle-t-il. « La référence, ce n'est jamais l'adversaire. Nous devons analyser notre propre performance, identifier ce qui a fonctionné et ce qui peut être amélioré. » Un discours surprenant, mais révélateur d'une philosophie axée sur l'auto-évaluation et le perfectionnement constant.

Progression défensive : le pilier de l'avenir
Les deux premières rencontres contre l'Autriche (24-29 à Vienne et 34-24 à Algeciras) ont confirmé cette volonté d'amélioration continue. Rocamora a particulièrement salué l'évolution de la défense espagnole. « J'ai été impressionné par notre capacité à progresser au fil de la semaine », explique-t-il. « Nous avons défini des schémas de travail clairs, et l'équipe les a progressivement intégrés. Les montées de balles latérales et les orientations des joueuses de l'axe central se sont améliorées d'un match à l'autre. » Une défense solide, voilà le socle sur lequel Rocamora entend bâtir le succès de l'équipe espagnole.

Nouveaux visages pour renforcer la défense
Deux nouvelles joueuses, Carmen Arroyo et Aitana Santomé, rejoignent le groupe pour ces deux rencontres. Aitana, polyvalente, apportera une solution supplémentaire en tant que latéral droit, mais surtout, Rocamora souhaite observer son intégration dans le système défensif. Quant à Carmen, dont le retour à la sélection était attendu, son expérience et sa taille en font un atout précieux, capable de jouer au centre de la défense ou en tant qu'arrière dans un schéma ouvert.

L'éclosion de belén rodríguez : une promesse d'avenir
Mais l'attention médiatique se concentre sur Belén Rodríguez, 19 ans, véritable prodige du handball espagnol. Championne du monde junior en 2024 et vice-championne d'Europe junior en 2025, cette jeune joueuse possède un talent brut et une capacité à créer des espaces que Rocamora a déjà pu observer lors de son passage dans les équipes de jeunes. « Pour moi, Belén est une joueuse totale », affirme l'entraîneur. « Elle est capable de générer des avantages en un contre un, en deux contre deux, et de profiter des opportunités qui se présentent. » Son premier match officiel avec les Guerreras, mercredi contre la Grèce, sera scruté de près.
Avec deux victoires en poche contre la Grèce et Israël, l'Espagne pourrait ainsi clore cette phase de qualification pour l'Euro 2026 sur un coup d'éclat, confirmant ainsi la dynamique positive initiée par Rocamora et la naissance d'une nouvelle génération de Guerreras prêtes à relever tous les défis. La question n'est plus de savoir si elles sont prêtes, mais plutôt de savoir jusqu'où elles iront.
