Italie : le mondial s'éloigne, et avec lui, un petit cadeau ?
Rome a retenu son souffle. L'Italie, après un échec douloureux face à la Bosnie, voit ses espoirs de qualification pour la coupe du monde américaine s'envoler. Mais au-delà de la déception sportive, une petite anecdote, presque grotesque, illustre les contrastes d'une nation footballistique en crise : un cadeau, symbolique, attendait les joueurs en cas de victoire.

Un bonus de 10 000 euros, transformé en mirage
La Fédération Italienne de Football (FIGC) avait prévu, comme il est de coutume, une récompense financière pour les joueurs en cas de qualification. Une somme de 10 000 euros par tête, une goutte d'eau dans le contexte des salaires mirobolants perçus par les professionnels, certes, mais un geste qui aurait malgré tout symbolisé l'accomplissement d'un objectif majeur : la qualification pour la coupe du monde. Le montant, bien sûr, n'aurait pas ruiné qui que ce soit, mais la valeur sentimentale aurait été immense.
L'idée, selon les sources, était de remplacer cette somme en espèces par un cadeau plus prestigieux : une montre, par exemple. Une tradition qui s'est déjà vue dans le passé, et dont les contours avaient été évoqués lors du dernier stage préparatoire, notamment après la victoire laborieuse face à l'Irlande du Nord à Bergamo. Personne n'avait, semble-t-il, insisté pour connaître les détails du futur présent. Mais la Bosnie a déjoué les pronostics, et avec elle, les rêves de qualification et le petit cadeau tant espéré.
Ce qui frappe, c'est l'ironie de la situation : des joueurs dont les revenus sont exprimés en millions, qui attendent avec impatience un présent d'une valeur modeste. Cela révèle une soif de reconnaissance, une quête de sens qui dépasse les considérations financières. Le football, même au plus haut niveau, reste un jeu, et la qualification pour un Mondial est une source de fierté indéniable.
La défaite face à la Bosnie laisse un goût amer, bien sûr. Mais elle soulève également des questions sur l'état du football italien, sur la capacité de la sélection à retrouver son lustre d'antan. Le rêve américain s'est effrité, et avec lui, la promesse d'un petit cadeau qui, pour un instant, avait fait briller les yeux des joueurs.
Le sélectionneur allemand, Klinsmann, n'a pas manqué de souligner les difficultés rencontrées par l'Italie, un commentaire qui, malgré sa franchise, risque d'ajouter de l'huile sur le feu. L'avenir dira si cette déconfiture sera un électrochoc ou le signe d'une longue traversée du désert.