Jacobs en roma: le vent a son avantage, camossi ré-impliqué – le retour de jacobs remet en question
Marcell Jacobs a fait son retour à Rome, après une semaine chargée en Europe, et le résultat est surprenant : un 9’’67, affaibli par un vent de 4,1 mètres par seconde. Un temps qui relance ses ambitions, mais qui soulève des questions sur la stratégie à adopter.
Le vent, un facteur déterminant
L’expérience américaine, selon son entraîneur Paolo Camossi, lui a fait du bien sur le plan humain, mais pas forcément sur le plan sportif. Ce qui a changé, selon Camossi, c’est l'approche : « Le bon sens, a-t-il déclaré, en mettant de côté les chronos, pour récupérer ses qualités naturelles. » Il s’agit de retrouver cette capacité à courir détendu, à développer une puissance au sol explosive.

Un retour en force avec camossi
La collaboration entre Jacobs et Camossi, qui avait été interrompue pendant 28 mois, semble repartir sur les rails. « Nous connaissons nos forces et nos faiblesses, et c'est plus facile », confie l'ancien entraîneur. Le contrôle de Müller-Wohlfahrt à Francfort n'a révélé que « quelques inquiétudes », mais pas de véritables problèmes. Un signe encourageant pour le futur.

La clé : l’accélération
Ce que Jacobs a retrouvé, selon Camossi, c’est « la progression des jours les meilleurs », cette fameuse « grande accélération » qui lui permet de maintenir une progression constante. Un état de grâce où il gère parfaitement l’incidence du vent, comme il l’a fait à Eisenstadt, où il a maîtrisé les appuis et l'équilibre.
Des défis persistants
Malgré ce regain de confiance, des imperfections subsistent. Jacobs a encore tendance à s’emballer au départ, comme il l'a montré lors de ses précédentes sorties. Un problème qui pourrait compromettre ses performances. Il faudra affiner la gestion de l'impulsion pour atteindre son plein potentiel.
Un avenir prometteur malgré tout
Le 9’’67 est une performance de grande qualité, comparable au 6’’41 qu'il avait réalisé lors des championnats de salle d'intérieur de 2022. L’expérience américaine lui a apporté une perspective nouvelle, même si elle n'a pas été immédiatement bénéfique sur le plan sportif. L'avenir s'annonce prometteur, à condition de continuer à travailler sur la précision de ses départs et sur la gestion du vent.
Les prochaines échéances
Monte Carlo le vendredi, puis Florence pour les championnats d'Italie. L'approche des Européens nécessitera des ajustements précis. Et la 4x100 ? Le responsable devra prendre des risques, et peut-être même changer le personnel.
Un duo atypique
L'entourage de Jacobs, notamment Alessandro Monti, le nouveau préparateur physique, joue un rôle crucial. Camossi, lui, est un véritable artiste, capable de « vêtir l'athlète de l'habit le plus approprié ». Une approche unique, fruit d'une longue histoire et d'une connaissance intime de l'athlète.
