La sotana: descente aux enfers verbales envers le real madrid féminin
L'effervescence médiatique espagnole est secouée par une vague de propos inacceptables émanant de l'émission de podcast La Sotana, connue pour son humour provocateur et son positionnement auto-défini comme « radio en direct qui vous pénètre par le rectum ». Cette fois, l'émission a franchi une ligne rouge, et les mots virulents de son collaborateur, Joel Díaz, à l'égard des joueuses du Real Madrid féminin, et en particulier d'Athenea del Castillo, font l'objet d'une vive condamnation.
Un flot d'insultes inqualifiables
Les propos de Joel Díaz, qualifiant les joueuses du Real Madrid de « filles de la grande pute », et la présentation de ces attaques par La Sotana comme le « canon du Real Maligno » (Real Malfaisant), témoignent d'un manque total de respect et d'une toxicité inacceptable dans le débat sportif. L'imitation d'un coup de poing simulé adressé à Athenea del Castillo a ajouté une dimension choquante à cet affront.
Au-delà des insultes directes, l'émission a cherché à discréditer Athenea del Castillo en la reliant à une visite au Valle de los Caídos, site de mémoire controversé en Espagne, et en la comparant aux comportements des joueurs du Real Madrid envers les arbitres. Une stratégie visant à salir l'image de la jeune joueuse et à alimenter une rivalité exacerbée.
L'incident intervient quelques jours après la défaite du Real Madrid face au FC Barcelone (0-3), une rencontre qui a mis en lumière la domination croissante du Barça dans le football féminin. Ce contexte n'excuse en rien les propos haineux de Joel Díaz, mais il révèle une certaine frustration et un désir de dénigrer le club madrilène.
La Sotana, qui se prétend « 100% libre de journalistes », semble avoir échoué dans sa mission de divertissement, préférant sombrer dans une vulgarité et un manque de professionnalisme qui nuisent à l'image du Sport espagnol.
Le collaborateur a également exprimé le souhait que le FC Barcelone devienne « le Madrid du football féminin », soulignant un certain complexe d'infériorité et une volonté de s'approprier le succès du rival.
Face à cette escalade de violence verbale, il est impératif que les instances sportives et les médias espagnols prennent des mesures pour sanctionner de tels comportements et promouvoir un climat de respect et de fair-play dans le monde du football féminin. La tolérance zéro envers les propos haineux doit être la ligne directrice de toute communication sportive.

Athenea del castillo : une résilience exemplaire
Athenea del Castillo, déjà confrontée à ces attaques, avait précédemment déclaré dansEl Partidazo de COPE : « C'est un manque de respect. Je me moque, je préfère rire. Si elles pensent que me traiter d'“Athenea du Caudillo” et dire que je joue à “extrême droite” va me faire mal, elles se trompent ». Une réponse digne et résiliente face à l'incompréhension et à la calomnie.
L'affaire La Sotana rappelle que le débat sportif, même dans un contexte humoristique, ne doit jamais être un prétexte pour l'insulte et la diffamation. La responsabilité des acteurs médiatiques est de promouvoir des valeurs positives et de contribuer à l'épanouissement d'un Sport respectueux et inclusif.