Le scandale du futsal italien : rocchi, gervasoni et paterna mis en cause

La justice italienne a secoué les fondements du futsal national en inscrivant les noms de personnalités clés de l'arbitrage au registre des personnes mises en examen. Gianluca Rocchi, Andrea Gervasoni et Daniele Paterna figurent parmi les inculpés dans une affaire de presunto concours en fraude sportive. Rocchi, qui a dû se retirer de ses fonctions, a même démissionné de ses groupes de communication internes des arbitres, selon La Gazzetta dello Sport.

Rocchi au centre de la polémique

Le cœur de l'accusation contre Rocchi repose sur des suppositions de manipulation ou d'orientation de la nomination des arbitres pour deux matchs clés de l'Inter de Milan en 2025, notamment le derby contre le Milan dans les demi-finales de la Coupe d'Italie. Selon la procureure, il aurait organisé une réunion secrète au Stade San Siro pendant le match aller des demi-finales pour pactiser ces affectations.

Un point critique du dossier concerne l'arbitre Daniele Doveri, qualifié de 'non gré du' Inter par la procureure. La thèse accusatrice suggère que Rocchi aurait manœuvré pour que Doveri dirige le match retour contre le Milan et ainsi éviter sa présence en finale ou dans la phase décisive du championnat. Cependant, les faits présentent des contradictions : Doveri a dirigé l'Inter cinq fois lors de la saison 2024-25, ce qui met en doute la prémisses selon lesquelles il aurait été rejeté par le club de Viale della Liberazione.

Enfin, l'enquête s'étend également à l'utilisation irrégulière de la technologie. Andrea Gervasoni est soupçonné d'une intervention externe dans la salle VAR lors d'un Salernitana-Modena de Serie B. Cette polémique est similaire à celle qui concerne Rocchi lors d'un Udinese-Parma de la saison précédente, où il est investigué pour avoir 'tapé le cristal' de la salle VAR pour influencer une décision, en violation du protocole en vigueur.

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L'inter s'exprime

L'Inter de Milan, stupéfait, a réagi en déclarant : 'Nous sommes surpris par les déclarations, que nous avons apprises par les médias, et nous sommes sûrs d'avoir agi avec une totale impartialité. Nous n'avons pas d'arbitres qui nous soient favorables ou défavorables. Nous sommes convaincus que l'Inter n'est impliqué dans cette situation ni ne le sera à l'avenir.' Le club a rendu ces déclarations à Reuters.

Gianluca Rocchi a été cité pour déposer son témoignage le 30 avril, date à laquelle il pourra offrir sa version des faits ou se soumettre au droit de ne pas déposer. Le principal responsable des arbitres a assuré que sa décision de se retirer était 'douloureuse, difficile, mais partagée avec ma famille', et il compte ressortir indemne et plus fort de cette polémique.

En attendant, il n'y a actuellement aucun autre suspect en dehors du monde de l'arbitrage, et l'enquête pourrait se rapprocher de la conclusion.