Madrid en difficulté : le psg ravive les inquiétudes

Le Real Madrid, jusque là invaincu sur ses déplacements, sombre dans une crise de confiance. La défaite amère face au Panathinaïkos à Piraeus n’est que le point d’expression d’une spirale descendante qui le prive de son aura dominante.

Un bilan à faire face hécatombe

L’échec parisien ne doit pas être isolé. Les blancos ont déjà concédé cinq défaites en l’espace de quelques semaines, souvent sur des erreurs de dernière minute, ou des décisions tactiques discréditées par Sergio Scariolo lui-même. Une frustration palpable émane de l’entraîneur, qui pointe du doigt le manque de maîtrise dans les moments cruciaux.

Le problème, pour Madrid, ne réside pas tant dans cette défaite que dans l’accumulation des revers précédents. Bologne, Munich, Paris, Dubaï, Kaunas, Vitoria… une série de rencontres perdues dans les ultimes instants, signe d’une fragilité inquiétante. La pression monte, surtout avec la perspective de se retrouver en cinquième position à l’issue de la saison régulière, ce qui compromettrait son statut de favori en playoffs.

Un pourcentage de réussite à l

Un pourcentage de réussite à l'infâme

Les statistiques sont alarmantes. Le Real Madrid affiche le plus mauvais bilan à l’extérieur de la Euroligue depuis l’instauration du format tous contre tous. Seulement cinq victoires sur treize rencontres, un pourcentage de réussite de 38,46%, loin des concurrents directs. Ce constat, qualifié de ‘catastrophique’ par Scariolo, est un véritable handicap dans la course au titre.

Le club madrilène est relégué à la 5e place, avec un écart de deux victoires par rapport aux six premiers. Le facteur terrain, un atout historique dans cette compétition, devient un fardeau. Les 81,2% des équipes ayant bénéficié de ce privilège sont arrivées en finale quatre. Une réalité qui pèse lourd sur les épaules des joueurs, déjà confrontés à une pression immense.

Avec un 5-13 à l'extérieur, Madrid se place au-dessus de l'Olymique, du Bayern, de Virtus, du Baskonia, de l'Efes et de l'ASVEL Villeurbanne, ces équipes ayant déjà été éliminées. Une situation inédite, témoignant d’une difficulté chronique à performer hors de ses murs. Il faudra absolument gagner à Fenerbahçe et contre l’Estrella Roja pour ne pas sombrer dans le play-in, voire l'octave de finale.

Le duel avec le Fenerbahce, entraîné dans une spirale de défaites, représente un défi majeur. Si les Blancos parviennent à remporter les deux prochains rendez-vous, ils se débarrassent de toute pression et peuvent se concentrer pleinement sur les playoffs. Sinon, l’avenir s’annonce sombre, avec le risque concret de terminer en bas du classement et de devoir se battre pour accéder aux places qualificatives.

L’Olympiaque de Marseille, bien meilleur que le Real, avec un avantage de deux victoires, puissance désormais le classement. Madrid devra donc se surpasser pour ne pas laisser la place à un concurrent redoutable.