Madrid: la défaite à piraeus, un signal d'alarme au cœur de la euroliga
Le Palais de la Paix et de l'Amitié, un lieu où la victoire peut surprendre, même pour le Real Madrid. Mais ce mardi soir à Piraeus, la défaite a été une évidence, un signal d'alarme qui résonne bien au-delà du simple revers contre Panathinaikos.
Un campionato dérobé, une spirale infernale
Le problème pour les Merengue n'est pas tant cette chute à Athènes que les précédentes, dans des villes considérées comme des terres perdues, des bastions indéchiffrables pour une équipe qui doit se hisser au sommet de la Euroligue. Bologne, Munich, Paris, Dubaï, Kaunas, Vitoria… Trop de matchs escapés dans les derniers instants, un schéma de répétition inquiétant qui mine la confiance.
Sergio Scariolo, d'une voix empreinte de frustration, a souligné cette faiblesse : « Nous avons une excellente saison. Nous avons perdu cinq matchs de justesse, parfois à cause de la chance, parfois à cause de décisions erronées, parfois par manque de maîtrise quand nous aurions pu refermer la marche. C'est ce qui nous manque, en général. »

Un bilan à l'extérieur catastrophique
Cette déception se traduit par une réalité brutale : Madrid est cinquième après la 22e journée, avec un bilan extérieur de 5 victoires pour 13 défaites, le pire de la première quinzaine de clubs qualifiés pour les playoffs. Un chiffre qui témoigne d'une fragilité à l'extérieur qui pourrait compromettre ses ambitions en playoffs.
L'historique est implacable : 81,2% des équipes ayant bénéficié du home court ont atteint la finale quatre. Et le rendement madrilène à l'extérieur est, de ce fait, préoccupant. 5 victoires sur 18 sorties, un pourcentage de 27,7%, bien en dessous de la moyenne des concurrents directs – Maccabi, Efes, Virtus, Baskonia, ASVEL – et aux antipodes des équipes qui se disputent les six premières places.

Le coup d'oeil sur les concurrents
Le match contre le Olympiacos, qui a vu Madrid perdre sa place de leader, est le parfait exemple de cette difficulté. Avec deux victoires d'avance, les Grecs ont sérieusement compliqué la tâche des Blancs. Les chiffres sont clairs : le Zalgiris et le Panathinaikos, ses deux principaux rivaux, le distancent de deux et trois victoires respectivement. Les défaites à domicile sont une ancre qui pèse lourdement sur ses chances de titre.
Pour assurer sa place dans les quatre premiers et conserver son home court, Madrid doit l'emporter à Fenerbahçe et, dans le dernier match, contre l'Estrella Roja. Gagner les deux, sans dépendre de résultats favorables, serait la seule voie pour éviter le play-in et, potentiellement, l'octogan. S'il ne parvient qu'à une seule victoire, il se retrouverait menacé par les équipes qui le suivent de près. Une défaite des deux, et il pourrait se retrouver à l'extérieur, à huitièmes de finale. Et, à l'heure actuelle, il a perdu son avantage statistique face à l'Olympiacos, ce qui le place dans une position délicate.
