Medvedev submerge à monte-carlo : une défaite sans appel

Daniil Medvedev a connu un matin à oublier à Monte-Carlo. Le Russe, habitué des courts durs, a été balayé par Matteo Berrettini 6-0, 6-0, une première dans sa carrière sur le circuit ATP. Un camouflet retentissant qui soulève des questions sur son adaptation à la terre battue.

Berrettini impérial, medvedev en catégorie catastrophe

Berrettini impérial, medvedev en catégorie catastrophe

Ce mercredi, Berrettini, porteur d'une carte blanche, a offert une démonstration de force. Sans accorder le moindre jeu à Medvedev, il a décroché sa place dans les huitièmes de finale. Le contraste est saisissant : Berrettini, 90e mondial, semble à l'aise sur la terre battue, tandis que Medvedev, habitué aux surfaces rapides, a semblé complètement perdu.

L'ampleur de la défaite est d'autant plus marquante que Medvedev a multiplié les erreurs non forcées, 27 au total, et a même brisé son raquette à plusieurs reprises dans un accès de frustration. Un tableau des dégâts saisissant : six schläger brisés, une expression de détresse palpable. Le public monégasque, curieux, a même salué certains de ses accès de colère, soulignant l'absurdité de la situation.

Medvedev a toujours affiché un mépris pour la terre battue, la qualifiant à plusieurs reprises de « sale » et évoquant l'inévitable saleté qui s'infiltre partout après une session d'entraînement. Ses propos, désormais, résonnent comme une prophétie autoréalisatrice. Le Russe semble prisonnier de son aversion pour cette surface, incapable de s'adapter à ses exigences.

Berrettini, quant à lui, enchaîne les succès. Après avoir remporté son premier match face à Bautista Agut (abandon), il se profile désormais comme un adversaire redoutable pour les joueurs habitués à la terre battue. Son huitième de finale face au vainqueur du duel Fonseca-Rinderknech s'annonce passionnant.

L'élimination précoce de Medvedev jette une ombre sur le Masters de Monte-Carlo et interroge sur la capacité des joueurs de surfaces dures à s'épanouir sur la terre battue. L'adaptation, semble-t-il, est loin d'être chose aisée.