Muriqi : le but qui brise les rêves du real, après un échec cuisant en italie
Madrid a vu ses espoirs de titre s'évanouir dans les dernières secondes. Vedat Muriqi, l'attaquant kosovar, a inscrit un but salvateur pour Majorque, scellant le match avec un score de 2-1 et reléguant le Real Madrid à sept points du leader. Une performance qui résonne d'autant plus fort qu'elle contraste avec son passage difficile en Serie A.
L'échec romain : un investissement manqué ?
L'histoire de Muriqi à la Lazio est celle d'une promesse non tenue. Arrivé en 2020 pour renforcer une équipe ambitieuse, il fut le transfert le plus onéreux du club. Pourtant, durant son séjour à Rome, il n'a parvennu à marquer que deux buts, tous deux lors de rencontres contre l'Atalanta. Les attentes étaient immenses, mais l'adaptation à un championnat de haut niveau et les problèmes de santé (une blessure musculaire, puis le Covid) ont freiné sa progression.
Tare, alors directeur sportif de la Lazio, avait misé sur lui, allant même jusqu'à vendre Caicedo pour continuer à parier sur le potentiel du Kosovar. Mais malgré les efforts de Sarri, qui avait tenté de le protéger des critiques du public, Muriqi n'a jamais réussi à s'imposer et à gagner le soutien des supporters. Les tensions étaient palpables, comme en témoigne l'incident lors d'un stage d'entraînement où Sarri avait fermement défendu son attaquant face aux sifflets du public.
L'attaquant lui-même a exprimé ses difficultés d'adaptation : « Il y a plus de qualité en Italie qu'en Turquie. J'ai été blessé, j'ai eu le Covid, et la Lazio était déjà à un excellent niveau de préparation. Il n'était pas facile de rattraper mon retard. » Le système de jeu de la Lazio, oscillant entre un 3-5-2 et un 4-3-3, n'a pas non plus permis à Muriqi de s'épanouir. Ses qualités de finisseur n'étaient pas mises en valeur, et il se sentait souvent isolé.

Renaissance en espagne : un nouveau départ
L'arrivée à Majorque a marqué un tournant dans la carrière de Muriqi. Rapidement adopté par les supporters, il est devenu un joueur clé de l'équipe. « J'avais de nombreuses propositions, mais j'ai tout de suite senti que tout le monde travaillait pour l'équipe ici », explique-t-il. « En Italie, j'ai traversé des moments difficiles. En Turquie, j'étais aimé et je marquais des buts, mais je voulais vivre cette expérience. »
Le contraste est saisissant : un joueur méconnaissable par rapport à celui qui avait déçu en Italie. Muriqi a retrouvé le goût du jeu, la confiance, et surtout, l'amour du public. Son but contre le Real Madrid n'est pas seulement une victoire pour Majorque, mais aussi une consécration personnelle, une revanche sur ceux qui doutaient de son potentiel.