Nba : l'europe-ligue, un projet financier qui s'écrase
La NBA, avide d’expansion, s’apprête à lancer une ligue européenne. Mais derrière le vernis du rêve sportif, se cache une proposition financière qui risque de provoquer un tollé de taille.
Un projet à 45% : la révolution financière qui furie le basket européen
Selon un rapport Bloomberg, l’offre de la NBA est franchement vertigineuse : 45% des revenus pour la ligue, 45% pour les propriétaires des franchises et 10% pour la FIBA et ses « partenaires potentiels ». Un modèle qui, selon les observateurs, pourrait bien asphyxier les clubs européens.
Les négociations, menées par Chus Bueno (EuroLeague) et George Aivazoglou (NBA Europe-Middle-East), sont aux plus basses. L’accueil est glacial. L’anecdote, relayée par Marca, est glaçante : une menace à la manière de Donald Trump, évoquant une « invasion » et une prise de contrôle des finances des clubs.

Paris saint-germain, un club à l’épreuve de la tentation
Le cas de Paris Saint-Germain est particulièrement révélateur. Malgré les liens étroits avec la NBA, le club parisien affiche une prudence inhabituelle, contraint de reconsidérer un accord qui pourrait compromettre son modèle économique. L’intérêt des clubs anglais, déjà hésitant, s’estompe.
La NBA, habituée à redistribuer massivement ses revenus, prétend que cette répartition permettrait de financer le développement du basket européen. Une justification qui peine à convaincre. La réalité, semble-t-il, est bien plus prosaïque : une volonté de prélever une part disproportionnée des richesses du continent.
La tension est palpable. Le rapport d’un dirigeant anonyme, cité par Marca, est éloquent : « Je viens dans ton pays et je t’arrache tout. Demain, tu me paies 500 millions pour ton pays et 45% de tout ce que ton pays gagnera pour nous. » La négociation est donc loin d’être terminée, mais l’idée d’une Europe-Ligue sous le contrôle de la NBA semble de plus en plus improbable.
