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Oméga : omeragic, l'ancre défensive qui relance le basel

Le FC Basel, autrefois roué de coups, semble renaître de ses cendres. Et au cœur de cette reconstruction, un nom se distingue : Becir Omeragic. Arrivé en janvier, le défenseur central bosnien-suisse s'est rapidement imposé comme un pilier incontournable, insufflant une sérénité et un leadership palpables à une défense longtemps fragilisée. Son impact va bien au-delà des statistiques, il restructure le jeu.

Un leader discret, mais efficace sur le terrain

Omeragic, 24 ans, ne se vante pas sur le terrain. Loin des discours enflammés vestiaires, il préfère agir, communiquer, guider ses partenaires par l'exemple. « J'essaie d'aider l'équipe avec mon expérience et beaucoup de communication », confie-t-il à 20 Minuten. Cette approche, loin d'être passive, s'avère redoutable. Son sens du placement, ses duels aériens gagnés et sa capacité à anticiper les mouvements adverses apportent une solidité nouvelle à la ligne défensive basilienne.

L’ancien joueur de Montpellier HSC, malgré une brève blessure, est prêt à repartir de plus belle. « J'ai senti quelque chose au pied, mais depuis une semaine, ça va mieux. Contre les Young Boys, je serai probablement prêt », indique-t-il, signalant une volonté de retour immédiat au combat.

Un choix de vie, un nouveau départ

Un choix de vie, un nouveau départ

Son arrivée à Basel n’est pas qu’une affaire de football. C’est aussi un choix de vie, un retour aux sources. « Il est surtout bon de revenir en Suisse », explique Omeragic. « Sportivement, ça colle bien, je joue beaucoup. Et le FC Basel veut toujours gagner, c'est aussi mon état d'esprit : je veux toujours la victoire ! ». Le soutien de Stephan Lichtsteiner, l'entraîneur, est primordial. Son expérience de pro transparaît dans son travail : « On sent qu'il a été lui-même un professionnel. J'apprends quelque chose de lui chaque jour. »

L’influence de Lichtsteiner est notable : « Il a une idée très claire et une ligne claire, sur et en dehors du terrain. Il traite tous les joueurs de la même façon, qu'ils soient jeunes ou vieux. Et c'est ce qui fait sa force. »

Un parcours jalonné d

Un parcours jalonné d'obstacles et de rêves

Le chemin vers le succès n'a pas été facile pour Omeragic. À 16 ans, une fracture du tibia a failli anéantir son rêve de devenir footballeur professionnel. Une blessure grave, qui a nécessité un travail acharné pour revenir au plus haut niveau. « C'était très difficile à l'époque. C'était ma première grosse blessure, et surtout au début, c'était mentalement très éprouvant : est-ce que je vais réussir à revenir ? Comment va se passer la suite ? » Aujourd’hui, il considère cette expérience comme une leçon de vie. « Je connais mon corps mieux et je sais quand je dois faire attention. »

Les offres mirobolantes de grands clubs européens (Bayern Munich, Barcelone) n'ont pas déstabilisé le jeune Bosnien, qui a privilégié une progression graduelle. Son passage au FC Zurich a été une étape clé avant son aventure en France, puis son retour au pays. Il vise désormais une place dans le prochain rassemblement de l'équipe nationale suisse en vue de la Coupe du Monde 2026, un objectif qu'il aborde avec lucidité : « Oui, bien sûr. Si tu joues au football, tu dois aussi rêver. J'ai participé aux derniers rassemblements, et bien sûr, la Coupe du Monde est un objectif. Mais d'abord, il s'agit de faire de la bonne performance sur le terrain. À la fin, c'est le sélectionneur qui décide – et si je joue bien, c'est toujours positif pour moi. »

En dehors du terrain, Omeragic nourrit une autre passion : le tennis. « J'aime jouer au tennis et je m'intéresse beaucoup à ce Sport. J'ai déjà assisté à Roland Garros en direct. La Suisse a eu le meilleur joueur de tennis de tous les temps, donc ça m'intéresse naturellement. » Un rêve de carrière sur le court est resté au stade de la passion, le football étant une vocation familiale, héritée de son père, ancien footballeur en Bosnie avant la guerre.

Le FC Basel, malgré une saison mitigée, se bat pour se maintenir dans le haut du tableau. Omeragic reste optimiste : « C'est le football. Nous essayons simplement de jouer le plus haut possible et nous voulons bien sûr à nouveau être européens. C'est important pour le club et pour toute la ville. Nous voulons retrouver la voie de la victoire – et définitivement. »