Panathinaïkos : ataman tire sa sonnette d'alarme avant l'exil espagnol
Athènes s'embrase. Le Panathinaïkos, dos à la fenêtre dans la course aux playoffs de l'EuroLeague, est confronté à une semaine décisive qui pourrait sceller son destin européen. Ergin Ataman, l'entraîneur turc, n'a pas manqué de mettre les pieds dans le plat : si le club ne remporte pas ses deux rencontres en Espagne contre le FC Barcelone et Valence, il devra renoncer à une place parmi l'élite continentale.

Une semaine à l'enjeu d'un final four
La situation est limpide : avec un bilan de 20 victoires pour 15 défaites, le Panathinaïkos pointe actuellement à la septième place, une position précaire qui le place en constante menace d'élimination. Pour Ataman, ces deux déplacements en terres ibériques revêtent une importance capitale, comparable à une phase finale à quatre. Il a d'ailleurs déclaré : « Pour nous, c'est comme un Final Four. » Le moindre faux pas pourrait s'avérer fatal dans une lutte acharnée pour les places qualificatives.
Mais au-delà de la pression du résultat, Ataman a également mis en lumière les fragilités défensives de son équipe, particulièrement lors des actions de pick-and-roll. Il réagit fermement aux suggestions de changements tactiques radicaux suite à l'arrivée de Nigel Hayes-Davies : « Nous ne sommes pas sur un jeu vidéo pour changer de joueur à chaque instant ! » Il insiste sur la nécessité de la continuité et de la stabilité. « Il est impossible de transformer le système en deux ou trois semaines », assène-t-il, privilégiant la consolidation des bases actuelles plutôt que des expérimentations hasardeuses.
Un espoir au rayon des blessures. La bonne nouvelle, relative, réside dans le retour de Jerian Grant, le meneur américain, qui devrait effectuer le voyage en Espagne. Sa participation contre le Barça reste toutefois incertaine et dépendra d'une évaluation médicale de dernière minute.
Par ailleurs, le derby de Belgrade a été éclipsé par des incidents graves entre supporters, soulignant une fois de plus les problèmes de violence qui persistent dans le monde du basketball. Et, dans un autre registre, Hapoel Tel Aviv s'est vu infliger une sanction financière sévère pour violation des règles du Fair Play financier, un rappel que l'éthique sportive reste un défi constant pour les clubs européens.