Pogacar échappe à une sanction sévère après une frayat à gand
Tadej Pogacar, auréolé de sa troisième victoire à Gand-Wevelgem, a failli transformer sa journée triomphale en cauchemar judiciaire. Le champion slovène, au terme d'une course exceptionnelle, s'est retrouvé confronté à un moment de tension inattendu à un passage à niveau, suscitant des interrogations quant à son respect du code de la route.
Un passage à niveau piégeux
Alors qu'il fendait le vent vers la ligne d'arrivée, Pogacar, comme d'autres coureurs dont Remco Evenepoel, a ignoré un signal d'arrêt rouge à un passage à niveau. Un groupe de commissaires de course, positionnés sur la route, a tenté de l'arrêter, manquant de peu de provoquer une collision. «J'ai cru à des manifestants au début», a déclaré Pogacar après la course, expliquant qu'il n'avait pas eu le temps de freiner brusquement sans risquer une chute.
La législation belge prévoit des sanctions sévères pour de telles infractions, allant d'une amende de 320 euros à un retrait temporaire du permis de conduire. Mais, dans ce cas précis, la complexité logistique des courses cyclistes sur des parcours longs et parsemés de passages à niveau rend l'application stricte de ces règles délicate. Il est pratiquement impossible de bloquer le trafic ferroviaire à chaque traversée, ce qui génère inévitablement des désagréments pour les coureurs.

Une amende dérisoire pour un champion
Les organisateurs, conscients de ces contraintes, ont finalement décidé de ne pas sanctionner Pogacar ni les autres participants impliqués. Ils ont cependant infligé au Slovène une amende de 500 francs suisses (environ 542 euros) pour avoir jeté un déchet hors des zones prévues. Une somme dérisoire pour le coureur le mieux payé du monde, qui peut aisément se permettre de payer cette petite transgression. L'incident soulève néanmoins une question importante : jusqu'où peut aller la tolérance envers les infractions commises par les athlètes de haut niveau, même lorsqu'il s'agit de simples manquements au code de la route ?