Politano : le milanais, sa proie favorite à naples

Naples a vibré, et encore une fois, c'était grâce à lui. Matteo Politano, l'ailier de Naples, a une fois de plus crucifié le Milan AC, scellant le rêve de Scudetto des Rossoneri avec une précision chirurgicale. Mais ce qui rend cette victoire encore plus savoureuse, c'est l'histoire, riche et amère, qui lie l'attaquant et le club milanais.

Une relation toxique, débutée au sassuolo

Une relation toxique, débutée au sassuolo

L'histoire ne commence pas hier soir au Maradona. Elle remonte à 2016, lorsque Politano portait les couleurs du Sassuolo. À San Siro, il avait déjà semé le doute dans l'esprit des Milanais, profitant d'une erreur de De Sciglio pour inscrire un but qui avait laissé un goût amer aux supporters. L'année suivante, le même schéma s'était répété, avec un tir limpide de l'ailier qui avait privé le Milan de Gattuso d'une victoire précieuse.

Le passage de Politano à l'Inter n'a pas effacé cette rivalité naissante. Bien qu'il ait porté le maillot nerazzurro, il n'avait pas réussi à trouver le chemin des filets contre le Milan. Un répit temporaire, qui allait vite se transformer en cauchemar pour les Rossoneri.

Son transfert à Naples en 2020 a marqué un tournant. Politano a redécouvert le plaisir de marquer contre le Milan, à chaque rencontre. Un but en mars 2021, un autre en 2022. et hier soir, une nouvelle fois, le coup de grâce. Sept buts en sept rencontres : une statistique qui parle d'elle-même, une statistique qui révèle une véritable obsession.

« Oui, c'est sa proie favorite, » confirme son ami Spinazzola, témoignant de l'impact psychologique que Politano a sur les défenseurs milanais. Les supporters du Milan, eux, ont longtemps réclamé un attaquant capable de rivaliser avec l'ailier napolitain, mais en vain.

Le but d'hier soir, un tir du gauche précis et imparable, a non seulement condamné le Milan à l'échec, mais a également ravivé les souvenirs douloureux des saisons passées. Les sifflets et les insultes ont fusé depuis les tribunes, mais Politano, impassible, s'est contenté de se mettre les mains aux oreilles, un geste de provocation qui a enflammé les esprits.

Antonio Conte l'avait d'ailleurs prévu : « Dans la séance de jeu avant le match, je lui ai dit qu'il entrerait et qu'il résoudrait la rencontre. Il avait raison. » Une intuition, ou simplement la connaissance d'un joueur capable de se transcender face à son adversaire historique ?

En trois saisons, trois buts, toujours à Naples. Une statistique qui témoigne d'une capacité unique à se rendre décisif dans ce contexte particulier. Une statistique qui alimente le mythe de Politano, le cauchemar du Milan AC.

Alors que Naples célèbre sa victoire, le Milan AC doit digérer une nouvelle défaite amère. Et l'ombre de Matteo Politano, le fossoyeur de ses rêves, planera longtemps sur San Siro.