Rahm : une dépression frénétique à aronimink
Jon Rahm a sombré, et c'est plus inquiétant qu'il n'y paraît. Après une deuxième journée à Aronimink, à Philadelphie, le champion du monde a plongé dans une crise de performance qui menace sérieusement ses ambitions au Masters.
Un week-end de frustration
Le début de la journée avait semblé prometteur. Rahm, après une première journée solide, avait même flirté avec la tête de la course. Mais dès le 13, les premières fissures ont commencé à apparaître. Une série de coups manqués, principalement de la gauche, a rapidement transformé son avance en un désastre. Deux bogeys consécutifs, sur les trous 13 et 15, ont dissiper son aura et l'ont relégué à trois longueurs des Américains Alex Smalley et Maverick McNealy.

Aronimink, un terrain impitoyable
Ce n'est pas un simple coup de mou qui a frappé Rahm. Aronimink, avec ses greens mobiles et ses angles abruptes, est un terrain qui punit la moindre erreur. La stratégie, ici, n'est pas de chercher le risque, mais de la maîtrise. Il faut une courage presque inconscient pour jouer ce parcours.

Des doutes persistants
Gotterup et Aberg ont prouvé que l'audace pouvait être payante, avec des 65 et 66 respectivement. Même McIlroy, associé à Rahm et Spieth, a fait preuve d'une efficacité remarquable avec un 67. Mais pour Rahm, les interrogations persistent. On le sent incertain, tiraillé entre la capacité à se battre pour un grand tournoi et les mêmes défaillances qui l'avaient affecté la semaine dernière à Virginia. Le terrain de Newston Square, jadis la fierté de Donald Ross, reste un défi redoutable, un véritable test de caractère.

Le drive et les coups courts, la clé du succès
Le problème de Rahm n'est pas de frapper fort, c'est de frapper juste. Un drive solide et des coups précis sont indispensables pour espérer rivaliser sur ce parcours exigeant. Il devra retrouver la régularité, sinon le rêve du Masters risque de s'éloigner dangereusement.
Un final inquiétant
Avec un 70, Rahm se place désormais 16ème, à une longueur de Scheffler et Puig. La perspective d'un week-end difficile s'annonce, et il faudra bien plus que de la chance pour que le Barrikien puisse rebondir. La pression est palpable, et elle pourrait bien l'emporter sur ses qualités.
