Rio 2030: la volonté olympique sacrifie la course et le cross
L’Exécutif du CIO, après des mois de tergiversation, a tranché : les Jeux Olympiques de 2030 en Alpes françaises ne connaîtront pas la course campestre et le cyclocross. Une décision qui sonne comme un coup de poignard pour les athlètes et les fédérations sportives.
Une annonce amère pour l’athlétisme
La décision, prise lors d’une réunion à Losanna, s’inscrit dans une logique de simplification et de réduction des coûts. L’Exécutif, sous la pression des organisateurs et des sponsors, a opté pour une édition « plus concrète », éliminant ainsi les disciplines les plus coûteuses et les moins populaires auprès du grand public. Un choix qui, selon certains observateurs, prive les Jeux de leur âme et de leur diversité.

La russie, toujours suspendue, et une ombre sur le dopage
Si la France se débarrasse de ces épreuves, la situation pour la Russie reste préoccupante. Le Comité Olympique Russe (COC) reste suspendu, malgré des « échanges constructifs » avec le CIO, comme l’a souligné le ministre du Sport russe, Mikhaïl Déguiairev. La Commission Affaires Légales du CIO continue d’examiner la question, tandis que l’Agence Mondiale Anti-Doping (AMA) enquête sur des pratiques de dopage persistantes à Moscou. Cette nouvelle affaire, révélée par la presse, risque de compliqué encore davantage la réintégration de la Russie dans le giron olympique.

Brisant les traditions, un décidé impact sur les jeux d'été
Cette décision ne se limite pas aux Alpes. L’Exécutif a également fixé une limite stricte aux sports participants aux Jeux d’été de Brisbane 2032 : une réduction de 32 à 26 disciplines, un changement majeur qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la programmation et le budget de la manifestation. Une tendance inquiétante qui suggère une volonté de réduire la taille et la complexité des Jeux Olympiques.

Malagò et ferriani, au cœur de la refonte
Pour accélérer cette refonte, Giovanni Malagò et Ivo Ferriani, figures emblématiques du CIO, ont été nommés membres du groupe de travail « Olympic Games Delivery », piloté par l’Allemand Tony Estanguet. L’objectif affiché : « maximiser la valeur globale des Jeux pour les athlètes, les parties prenantes, les comités d’organisation et le CIO ». Un discours loufoque, compte tenu des sacrifices consentis.

Un futur incertain pour les jeux
L’attribution des Jeux Jeunes Fédéraux 2030, quant à elle, est suspendue en attendant de définir l’orientation précise de cette échéance. Tokyo, Shanghai, Montréal et Orlando se disputeront les qualifications pour l’Olympiade de basket 3x3, beach volley, BMX freestyle, escalade sportive, flag football et skate à la fin du mois de juin. Le CIO semble privilégier des disciplines à forte attractivité médiatique et à faible coût.
