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Seixas : la france a trouvé son successeur, et il est plus jeune qu'il n'y paraît

Paul Seixas, dix-neuf ans, a électrisé la scène cycliste française, laissant derrière lui Florian Lipowitz et un peloton de concurrents plus âgés. Le jeune prodige du groupe Team Groupama-FDJ United a dominé le contre-la-montre de l’ouverture du Tour des Basses, s’emparant du deuxième maillot jaune avec une assurance déconcertante.

Le prodige lyonnais sème la panique dans la grande nation

L’explosion de Seixas n’est pas un hasard. Son allure brutale en descente, son agressivité inattendue, ont déjà fait sensation. Tadej Pogacar, lui-même, a salué son talent lors d'une épreuve italienne en mars dernier, l'ayant qualifié de « monstre potentiel ». Un éloge venu d’une source respectée.

Lipowitz, dépassé

Lipowitz, dépassé

Le vainqueur de la course Espoirs 2024 a mis à l’épreuve les limites de ses équipiers, notamment Florian Lipowitz, troisième du Tour, qui a été spectateur impuissant d’une démonstration de force à un col particulièrement raide. Le jeune Français a dû reconnaître la supériorité du jeune prodige français.

Les rêves français renaissent

Les rêves français renaissent

En France, le retour de la victoire est une obsession. Depuis 1985, le Tour de France échappe à la nation. Des générations de coureurs ont tenté, et échoué, à porter le maillot jaune. Richard Virenque, Laurent Jalabert, Thomas Voeckler, Julian Alaphilippe, Romain Bardet, Thibaut Pinot… Tous ont connu la gloire d’étapes, de maillots de leader, mais jamais de victoire finale. Seixas pourrait bien briser ce cycle porteur de malheur.

Un potentiel illimité

Madiot, président de Team Groupama-FDJ United, n’en démord pas : « Il a quelque chose que peu possèdent. » Un héritier Hinault enfin trouvé. Le club, à la recherche d’un successeur depuis des décennies, semble avoir trouvé son homme. Seixas, décrit comme « le messie » par Madiot, pourrait bien être le nouveau souffle dont la France a désespérément besoin. Son talent est indéniable, à la fois en montagne et au sprint.

Le tour, une première ?

La question demeure : sera-t-il prêt pour le Grand Départ à Barcelone le 4 juillet ? Bernard Hinault, lui, conseille de la prudence : « Il devrait d’abord affûter ses armes en Espagne ou en Italie. » Mais en France, l'enthousiasme est à son comble. Seixas est déjà considéré comme le futur du cyclisme français.