Seixas s'empare de jaune : la surprise française à l'itzulia
Bilbao a vibré hier, non pas au son des tambours d'une fête basque, mais au souffle haletant des coureurs en quête de gloire. Paul Seixas, jeune prodige tricolore, a signé un chrono inaugural tonitruant, s'emparant du maillot amarillo dès la contre-le-montre d'ouverture de l'Itzulia, une épreuve chargée d'histoire et de promesses.

Une ascension brutale, un chrono parfait
Le tracé, d'une difficulté redoutable avec son ascension du Santo Domingo, a immédiatement mis les organismes à l'épreuve. Ion Izagirre, figure emblématique du cyclisme basque, a longtemps détenu le meilleur temps, avant de voir sa performance éclipsée par un Primoz Roglic en mode effaceur. Le Slovène, toujours aussi impérial dans les efforts chronométrés, semblait filer vers une première place incontestable. Mais le cyclisme, on le sait, est rarement aussi prévisible.
Seixas, lancé dans sa course à 15h29, a immédiatement affiché des ambitions claires. Chaque intermédiat confirmait une progression constante, une maîtrise impressionnante. La pente infernale de l'arrivée, dépassant les 19%, a sonné comme une confirmation : le jeune Français avait les jambes pour s'imposer. Avec 28 secondes d'avance sur Roglic et 33 sur Florian Lipowitz, il a décroché un maillot jaune insoupçonnable.
L'UAE Emirates met le turbo. Après Seixas, le point d'orgue de la performance collective de l'équipe émiratie. Großschartner a signé un temps provisoire impressionnant, avant que McNulty ne se glisse dans le top 10. La course était lancée, le suspense à son comble.
Juan Ayuso, de retour après sa chute à la Paris-Nice, a tenté de suivre le rythme, mais a concédé une minute et seize secondes sur Seixas. De même pour Isaac del Toro, qui, malgré un chrono solide, n'a pu rivaliser avec la performance du Lionnais. Landa, coureur du cru, a confirmé ses bonnes sensations, se plaçant à seulement 56 secondes du leader, tout en affichant une volonté de se battre.
L'Itzulia 2024 s'annonce riche en rebondissements, avec un Paul Seixas lancé à pleine vitesse vers la gloire. La question n'est plus de savoir s'il saura conserver son avance, mais plutôt de quel visage du cyclisme français nous assisterons durant cette semaine basque.