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Spalletti critique la juve : «je ne sais plus avec qui je travaille»

Luciano Spalletti, visiblement exaspéré, a lâché une bombe après la victoire laborieuse de la Juventus contre le Genoa (2-0). Au-delà de la qualification pour la prochaine Champions League, désormais à portée de main, l'entraîneur italien a exprimé un profond malaise quant à la performance de son équipe et, plus largement, à l'état du football italien. Ses mots, tranchants, résonnent comme un appel à la révolte.

Une équipe en quête d'identité après six mois

«Après six mois, je ne sais toujours pas ce qu'est ma Juventus», a asséné Spalletti à Sky Sport, un constat qui révèle un manque de cohésion et d'identité au sein de l'équipe. Si la première mi-temps a affiché une domination incontestable, la seconde a été marquée par un relâchement inquiétant, alimentant les interrogations sur la capacité des Bianconeri à maintenir un niveau de performance constant. Il n'a pas hésité à critiquer ses joueurs, soulignant une absence de réaction et une acceptation passive de leur propre infériorité. «Il n'y a pas eu de fatigue, car nous ne nous sommes pas entraînés ces deux derniers jours. Ils se sont contentés de se promener sur le terrain», a-t-il déploré.

La relance du football italien : une proposition audacieuse

La relance du football italien : une proposition audacieuse

Spalletti n'a pas seulement pointé du doigt les lacunes de la Juventus. Il a également saisi l'opportunité de s'exprimer sur la crise qui étreint le football italien, illustrée par l'absence répétée de l'Italie lors des phases finales de la Coupe du Monde. Le souvenir amer de l'élimination face à la Bosnie a resurgi, évoquant un sentiment de désolation et d'impuissance. «J'ai vécu cela très mal. J'ai imaginé être Gattuso, et je ne sais pas comment j'aurais pu réagir dans une telle situation», a-t-il confié, révélant la profondeur de sa déception.

Pour tenter de revitaliser le talent italien, Spalletti a avancé une proposition radicale : l'intégration obligatoire d'un joueur U19 dans chaque équipe de Serie A. «Si on faisait jouer un U19 fixe en Serie A, nous serions obligés d'en avoir quatre à disposition. Je me renseignerais sur ceux de deux ans plus jeunes, car l'année suivante, nous en aurions besoin de trois ou quatre.» Une idée audacieuse qui vise à favoriser l'émergence de nouveaux talents et à injecter une dose de fraîcheur dans un championnat en perte de vitesse.

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L'ombre de vlahović et perin plane sur le vestiaire

L'ambiance n'est pas uniquement affectée par les résultats. Les blessures de Vlahović et Perin, avec des douleurs ressenties au mollet, ajoutent un nouveau souci à l'entraîneur. «Il y a de l'inquiétude, car ils ont ressenti un durcissement musculaire. Il faut faire des analyses pour savoir combien de temps cela prendra», a-t-il expliqué, soulignant la fragilité physique de certains éléments clés de l'équipe.

Enfin, l'entraîner a salué la performance de Francisco Conceição, le comparant à un jeune Salah. «C'est un garçon qui a encore beaucoup à apprendre, mais il a un potentiel énorme. Quand il reçoit sur l'aile et qu'il regarde, il est imarrêtable.» L'avenir appartient peut-être à ces jeunes talents, mais pour Spalletti, l'urgence est de reconstruire une Juventus capable de rivaliser au plus haut niveau.