Valencia basket : montero galvanise la défense, la qualification en quarts est assurée
Le Roig Arena a vibré ce mardi soir, mais ce n'est pas tant l'ambiance qui a marqué les esprits, mais le réveil brutal d'une défense valencienne longtemps en souffrance. Jean Montero, le meneur dominicain, a été l'étincelle qui a transformé un match en apparence équilibré en une victoire décisive pour le Valencia Basket face à l'Armani Milan (102-96).
Un troisième quart désastreux, un électrochoc nécessaire
Pendant près de deux quarts, le match s'est déroulé dans une étrange complaisance. Les deux équipes trouvaient le chemin du panier avec une facilité déconcertante, profitant des faiblesses défensives de l'adversaire. Papi Badio et Darius Thompson pour Valence, Ellis et Shields pour Milan, chacun répondait à l'autre, dans un ballet offensif qui laissait peu de place à la tension. Mais le troisième quart fut un véritable cauchemar pour les Valenciens. L'équipe de Pedro Martinez a vu son adversaire prendre une avance confortable, portée par un Nebo intraitable et un Shields en mode machine à points (61-75, m.25). Il fallait réagir, et vite.
C'est là que Jean Montero a pris les choses en main. Au-delà du temps mort demandé par Martinez, c'est son attitude, son engagement défensif palpable sur le parquet, qui a galvanisé ses coéquipiers et incité la foule à se lever. L'énergie du public, amplifiée par la rage de revivre, a créé une onde de choc qui a submergé les Italiens.

Défense de fer et leadership de montero
La remontée a été fulgurante. Matt Costello et Badio ont initié la réaction, mais c'est la défense agressive, orchestrée par Montero, qui a véritablement permis aux Valenciens de reprendre le contrôle du match. Pradilla, jusque-là discret, a sorti cinq points consécutifs cruciaux, étouffant la pression adverse. Le Valencia a dominé au rebond, forcé des pertes de balle, et a progressivement éteint la flamme milanaise. La défense, longtemps absente, a refait surface.
Le triplé de Brooks avait certes permis à Milan de maintenir un léger avantage, mais l'élan était désormais du côté valencien. La maîtrise du rebond, la réduction des erreurs non forcées, et la détermination nouvelle de chaque joueur ont fait basculer la balance. Badio, impérial, a scellé la victoire sur la ligne des lancers francs, confirmant la supériorité retrouvée de Valence.
Au-delà de la qualification assurée pour les quarts de finale de l'Euroligue et de la confirmation de sa place dans le 'top 4', cette victoire est un message fort. Elle prouve que le Valencia Basket, malgré un budget modeste, peut rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Une réussite qui se savoure, et qui mérite d'être célébrée avec les fidèles supporters du Roig Arena.